18 juill. 2012

586 – Priorités pour la numérisation des dossiers

Lu cet échange entre Maggie McPherson (procureur adjointe de l’accusation) et le célèbre détective Harry Bosch, détective dans Volte-Face (plus récent thriller de Michael Connelly, Calman-Lévy, 2012, p. 195) :

« Pour ces affaires, la plupart des dossiers remontant à cette époque ont disparu.

- Ils n'ont pas été numérisés?

- Pas dans le comté de Los Angeles, répondit-il en hochant la tête. Il a été décidé d'établir des priorités lorsqu'il a fallu se mettre au numérique et reprendre les archives des crimes graves pour les mettre à cette nouvelle norme. Aucune affaire de fugue n'a été numérisée, à moins qu'il y ait eu une possibilité d'enlèvement. La situation est différente pour le comté de Riverside. Les affaires y étant moins nombreuses, toutes les archives ont été numérisées. »

Michel Roberge

3 commentaires:

Vanessa Gendrin a dit...

Bonjour,
Je pose la question : mais pourquoi les archives papiers ont-elles disparu ;) ? Quelle drôle d'idée, effectivement très répandue dans la croyance populaire, de penser que des documents numérisés ont plus de chance d'être bien conservés que leur original papier. A court terme, certainement, grâce aux procédures de sauvegarde mais à long terme, le papier reste encore un support sûr et peu couteux à maintenir. Comment une civilisation peut prétendre mieux conserver des documents numériques/numérisés si elle n'est plus capable de protéger de la disparition de "simples" archives papier. Je m'interroge....

Vanessa Gendrin a dit...

Bonjour,
Je pose la question : mais pourquoi les archives papiers ont-elles disparu ;) ? Quelle drôle d'idée, effectivement très répandue dans la croyance populaire, de penser que des documents numérisés ont plus de chance d'être bien conservés que leur original papier. A court terme, certainement, grâce aux procédures de sauvegarde mais à long terme, le papier reste encore un support sûr et peu couteux à maintenir. Comment une civilisation peut prétendre mieux conserver des documents numériques/numérisés si elle n'est plus capable de protéger de la disparition de "simples" archives papier. Je m'interroge....

Michel Roberge
Expert en gouvernance documentaire
a dit...

Je suis heureux que cette citation issue d'une œuvre de fiction soulève cette réflexion que je partage. Les TI nous promettent la pérennité par l'interopérabilité des systèmes, la migration des supports, l'évolution des logiciels sans oublier la permanence assurée des certains formats de fichiers.

Avec le papier, le passé est garant de l'avenir à condition qu'il soit de très bonne qualité et que les conditions de conservation en permanence soient assurées. Support somme toute aussi fragile puisqu'il n'existe qu'en un seul exemplaire.

Pour ce qui est des supports technologiques, l'avenir dira si ce choix aura été plus sécuritaire pour les générations futures.