2013-05-23

Flash Info – Un bloc-notes papier numérique de format A4 léger, durable et flexible

Sony vient de développer un bloc-notes numérique d’une taille équivalant à 13.3 pouces (A4). Il s’agit de la première tablette à E Ink Mobius, une nouvelle technologie d'affichage sur papier électronique flexible. La technologie développée par Sony utilise des transistors à couches minces de haute précision sur du plastique au lieu du verre. Ce qui rend l'affichage flexible et léger. Ce prototype pèse 358 grammes et a une épaisseur de 6.8 mm. Il est doté d’un, écran de 1200 x 1600 pixels qui pèse à peine 60 grammes, soit 50% de moins que s’il était en verre. La tablette qui devrait être sur le marché dès cette année dispose d'une autonomie d'environ trois semaines. 

Hors série – Les moteurs de recherche d’entreprise (5)


Voici le dernier billet consacré aux moteurs de recherche d’entreprise publié sur le site Infodoc en ligne qui présente un panorama de l’offre sur le marché des éditeurs de logiciels de recherche dans le contenu : Andidot, Arisem, Doculibre, Exalead, Google Entreprise, Polyspot et Sinequa.

Personnellement, j’aime bien la conclusion de l’auteure : « les moteurs de recherche peuvent s’avérer très utiles mais qu’ils ne sont pas la panacée à tous les problèmes informationnels de l’entreprise. Comme tous les outils informatiques, ils ont leurs limites. » Ils sont complémentaires aux solutions logicielles de gestion intégrée des documents d’activité et ne les remplacent pas. Leur raison d'être est la recherche documentaire, un des aspects de la gestion des documents technologiques.

Michel Roberge

Hors-série – Humour : sans « Records Manager », point de salut !





2013-05-22

738 – Normes ISO 30300-30301 - Livre blanc 4 : métadonnées pour les documents d’activité


L’AFNOR vient de publier le quatrième livre blanc relatif aux normes ISO 3030X sur les systèmes de gestion des documents d’activité intitulé « métadonnées pour les documents d'activité. Principes directeurs, vue conceptuelle et modalités »

Ce document est le fruit des réflexions du  comité français CN11 qui réunit des professionnels et des experts de tous horizons. Il servira à préparer la réunion du comité ISO TC46/SC11 qui se tiendra à Paris en juin 2013 et qui portera sur la question des métadonnées qui « occupe une place de plus en plus centrale dans le contexte de gestion et de protection des données ». Le tout dans le cadre de la révision des normes 15489 "Records Management" et 23081 "Gestion des métadonnées pour l’information et les documents" ».

Afin de vous donner le goût de lire ce document téléchargeable à partir du site Web de l’AFNOR, voici la liste des thèmes qui y sont traités.

Après avoir présenté l’à propos de ce livre blanc et le contexte normatif actuel, les auteurs proposent des définitions et présentent les fonctions et les spécificités des métadonnées. Suivent la liste des normes existantes, leurs limites et leur pertinence.

Une section est ensuite consacrée aux exigences de réversibilité et de sécurité ainsi qu’un ensemble de commentaires sur l’infonuagique que nos collègues européens appellent encore le « cloud storage ».

Enfin, la dernière partie du livre blanc présente des études de cas (cabinet d’avocat et métadonnées en entreprise au Luxembourg, l’expérience de la Commission européenne en matière de métadonnées dans la GÉD et la mise en œuvre de la norme ISIO 2381 dans le contexte du gouvernement du Canada). Suit un point de vue sur l’infonuagique.

Petit commentaire personnel : parmi les études de cas, il eut été intéressant de présenter l’application des profils de métadonnées gouvernementaux (2009) développés au gouvernement du Québec.

Un document à lire et à relire. Bravo à toute l’équipe et à Gérard Dupoirier qui en a assuré la coordination éditoriale.

Michel Roberge

737 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (4) : le contrat avec le fournisseur


Avant de me présenter à mon arrondissement pour qu’on me remette quincaillerie et instructions d’utilisation, je me suis tapé le Contrat d’ouverture d’une salle des coffres et de tiers de confiance. Un document juridique de 15 pages que les citoyens devront signer sur place. Dans cette réflexion sur ce nouveau service offert par la Ville de Québec, j’essaie de m’imaginer à la place du simple citoyen. Bonne chance à ceux et à celles qui n’en auront pas pris connaissance au préalable.


À l’article 2 (Définitions), on y apprend que « Chaque SALLE DES COFFRES contient au minimum deux coffres-forts : un COFFRE-FORT « PRIVÉ » et un COFFRE-FORT « PARTENAIRE ».

Le COFFRE-FORT « PRIVÉ » de L’UTILISATEUR contient deux espaces connexes :
  • un espace structuré comportant des données de type formulaire (relevés d’identité bancaires, adresse, numéros de téléphone, etc.) ;
  • un espace privé contenant des données de formats variés non partageables (images, textes, vidéo, etc.) pouvant être classées librement au gré de l’UTILISATEUR.

LE COFFRE-FORT « PARTENAIRE » est l’espace dédié, permettant à l’UTILISATEUR de transmettre les DONNÉES qu’il souhaite mettre à disposition d’un tiers et celles qu’il souhaite faire entrer dans son COFFRE FORT PRIVÉ. »

À l’article 4.1 (Conformité des services de TIERS DE CONFIANCE), j’ai été étonné qu’il ne soit pas fait mention de la Loi [québécoise] sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, le fournisseur étant une entreprise privée.

Les articles 4.2.1 et 4.2.2 indiquent que « L’UTILISATEUR est seul propriétaire des DONNÉES qu’il dépose dans sa SALLES (sic) DES  COFFRES et seul habilité à donner un quelconque ordre de traitement de celles-ci à Asentri. » De plus, « La Ville de Québec, pas plus que tout autre TIERS PARTENAIRE, n’aura accès à aucune des DONNÉES stockées dans la SALLE DES COFFRES d’un UTILISATEUR. »

À l’article suivant, « Asentri s’engage à assurer la plus stricte confidentialité concernant les DONNÉES déposées dans la SALLE DES COFFRES par l’UTILISATEUR ou par un tiers sur son ordre. Asentri s’engage, pour elle-même, ses préposés, et éventuellement ses sous-traitants, à ne pas prendre connaissance des DONNÉES de l’UTILISATEUR figurant dans sa SALLE DES COFFRES hormis les données administratives » (nom, prénom, adresse postale domicile, adresse courriel personnelle, n° de téléphone fixe, n° de téléphone cellulaire et n° d’adhérent).

On apprend à l’article 4.3 que le fournisseur « met à disposition de l’UTILISATEUR un service de signature numérique de haut niveau de sécurité et évolutif, rencontrant les critères de « signature électronique » au sens de la législation québécoise […] et le cas échéant, de la législation fédérale… » Comme il n’est pas fait mention d’aucun tarif, il faut conclure que ce service est gratuit.

À noter que l’espace de stockage gratuit est limité à 1 gigaoctet.

À lire attentivement les obligations du citoyen (article 5) et les responsabilités du fournisseur (article 9.2) où on apprend, entre autres, que celui-ci se charge de « dématérialiser, authentifier, horodater et stocker les DONNÉES qui lui sont confiées dans le respect de la plus stricte confidentialité et en qualité de « TIERS DE CONFIANCE » au sens de la Loi concernant le cadre juridique des technologies et de l’information. » Ce qui répond, entre autres, à une de mes interrogations dans mon billet 736.

Finalement, intéressante la section 8.3 qui traite du sort des données à la suite du décès du citoyen utilisateur.

Après la lecture de ce long document, j’ai bien hâte de connaître les commentaires de ceux et de celles qui en découvriront le contenu. Il faut espérer que les interlocuteurs de la ville fourniront toutes les explications requises et que l’engagement individuel est pris en toute connaissance de cause.

Si vous avez d’autres commentaires, faites-moi-les parvenir. Je me ferai un plaisir de les publier.

Michel Roberge

2013-05-21

Info Flash – Documents transformés en confettis au lendemain de la dernière élection au Québec


Lu dans le journal Le Soleil de Québec du 18 mai 2013, page 23 :

« Dans la liste des contrats octroyés par le Conseil exécutif, il y en a un « pour déchiqueter des documents confidentiels ». Il y a fort à parier que le tout a été transformé en confettis. Le contrat a été exécuté le 17 septembre [2012]. Deux jours plus tard, c’était l’assermentation du Conseil des ministres de Pauline Marois. »

Plus ça change, plus c’est pareil…

Michel Roberge 

736 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (3) : la valeur probante des documents numérisés

En procédant à mon pré abonnement pour l’utilisation et l’évaluation du nouveau coffre-fort numérique de la Ville de Québec, j’ai tiqué en lisant les deux paragraphes suivants sur la page Vitrine technologique :

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Des mécanismes de sécurité élevés

Saviez-vous que des documents numérisés ont juridiquement la valeur d’une copie et non d’un original? Ils sont donc légalement contestables, à moins d’avoir été gardés dans un coffre-fort virtuel. C'est pourquoi la plateforme eBeeOffice met en œuvre des mécanismes de sécurité élevés (horodatage, empreinte cryptée, signature numérique, etc.), effectués par un tiers de confiance (Asentri).

Ces mécanismes sont définis en s'appuyant sur les cadres juridiques adéquats et permettent de préserver l’intégrité des documents et de leur conférer une valeur légale.
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J’essaie de me mettre à la place du simple citoyen qui ne doit ignorer les lois, mais qui n’est pas toujours en mesure de porter un jugement éclairé sur cet énoncé quelque peu « marketing ».

Si je comprends bien, on parle ici de documents numérisés, « scannés », de transfert de support depuis le papier vers un format numérique. S’il était question de documents natifs numériques, j’imagine qu’on parlerait de documents technologiques, numériques, électroniques, de fichiers informatiques, de courriels.

Comment des néophytes interprètent cet énoncé ? J’en ai interrogé quelques-uns. La majorité m’a dit que si on numérise un document (facture, contrat, bail…) pour en faire un fichier numérique et qu’on détruit le papier, les images numériques qui en résultent ne pourront être contestées en cours de justice parce qu’elles auront été gardées dans le coffre-fort virtuel de la ville.

Je ne suis pas juriste, mais il me semble que cette affirmation telle qu'énoncée ne répond pas aux exigences des articles 17 et suivants de la Loi sur le cadre juridique des technologies de l’information.

Un peu plus de précision sur ces questions de la valeur probante des documents numérisés serait plus rassurant. Il ne faut pas oublier que ce service s'adresse à de simples citoyens non spécialistes de la gestion documentaire. D'ailleurs, toujours selon la loi québécoise dont un des objets est d’assurer « l'équivalence fonctionnelle des documents et leur valeur juridique, quels que soient les supports des documents, ainsi que l'interchangeabilité des supports et des technologies qui les portent », il me semble qu’il faudrait nuancer le fait que « des documents numérisés ont juridiquement la valeur d’une copie et non d’un original ».

Mais bon, je suis peut-être trop exigeant ou dans l'erreur.

Dans un prochain billet, je commenterai le contrat que les citoyens doivent « signer » avec le fournisseur de la technologie.

Michel Roberge