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1 juill. 2015

Hors-série - Mundaneum : le Google de papier


En 1895, en Belgique, bien avant Internet, « le Mundaneum, centre d’archives situé à Mons […] prônait l’accès à l’information pour tous et l’émancipation citoyenne par le partage des connaissances […] le rêve de deux hommes, bibliographes et juristes, qui se rencontrent dans les années 1890 autour d’un grand projet » : Paul Otlet (1868-1944) « connu comme le père de la documentation et, pour certains, auteur de la toute première vision d’Internet » et  Henri La Fontaine (1854-1943) qui a reçu en 1913 le prix Nobel de la paix « pour son action au sein du Bureau international de la paix. »

Pour en savoir davantage, consulter l’article d’ Alexis Kauffmann inrtitulé « En 1895, la Belgique invente Internet, mais version papier » publié sur le site Web rue89.nouvelobs.com.

16 janv. 2015

971 – L’histoire de l’Internet… vous intéresse ?

Voici la vidéo d’un cours préparé par le Centre d’enseignement multimédia universitaire (CEMU) de l’Université de Caen Basse-Normandie qui répondra probablement à toutes vos questions sur le sujet. Bon visionnement.

5 sept. 2014

Notes de lecture – Hitler (2/2) : la souris, incarnation de l’esprit d’invention allemand, et Internet

Lu aussi dans Il est de retour (Timur Vermes. – Paris : Belfond, 2014), fiction traduite en 35 langues et bientôt adaptée au cinéma :

« Entre Chaplin, Borat et Shalim Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.

Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? […] Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? ».

Au gré des jours, il découvre, entre autres, des technologies qui le séduisent, comme l’ordinateur et Internet :

« […] cette splendide petite souris était l'incarnation merveilleuse de l'esprit d'invention allemand !

On a rarement inventé chose plus géniale.

On fait avancer la souris sur la table et tous les mouvements sont reproduits sur l'écran sous forme d'une petite main. Et si on veut s'arrêter sur un endroit de l'écran, il suffit d'appuyer sur le bouton de la souris et la petite main ouvre une fenêtre sur l'écran. C'est enfantin et génial. J'étais fasciné. Mais ce n'aurait été qu'un distrayant petit jeu s'il ne s'était agi que de simplifier les tâches à faire au bureau. Il se révéla que cet appareil était multiple et renfermait bien d'autres fonctionnalités.

On pouvait bien sûr écrire mais, par le biais d'un réseau de lignes, on pouvait aussi entrer en relation avec toutes les personnes et toutes les institutions qui étaient disposées à le faire. En plus - et c'était une grosse différence avec le téléphone - , ceux qui envoyaient des messages n'étaient pas obligés de rester assis devant leur ordinateur; ils pouvaient laisser des messages et s'en aller car il était possible de les lire en leur absence. Tout le monde le faisait. Ce qui me réjouissait particulièrement, c'était que l'on pouvait consulter des journaux, des revues, tout ce qui contenait du savoir, en restant assis à sa place. C'était une sorte de gigantesque bibliothèque ouverte en permanence. Comme j'aurais aimé disposer de cette possibilité, à l'époque ! J'avais souvent désiré pouvoir lire encore un peu, à deux heures du matin, après une journée remplie de décisions militaires difficiles à prendre. » (p. 132)

29 août 2014

Notes de lecture – Hitler (1/2) : le téléphone portable, un pur produit du génie aryen

Lu dans Il est de retour (Timur Vermes. – Paris : Belfond, 2014), fiction traduite en 35 langues et bientôt adaptée au cinéma :

« Entre Chaplin, Borat et Shalim Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.

Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? […] Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? ».

Au gré des jours, il découvre, entre autres, des technologies qui le séduisent, comme le téléphone portable :

«  C'était Mlle Krômeier qui s'était occupée de ça. Après avoir réglé toute cette histoire d'ordinateur, elle s'était souvenue qu'on m'avait aussi donné un téléphone portable. Ce genre d'appareil incroyable permettait même d'aller sur Internet, et encore plus facilement qu'avec une souris : il suffisait de toucher l'écran avec un doigt. J'avais tout de suite deviné que je tenais là un pur produit du génie aryen, et, après avoir tourné et retourné l'appareil dans tous les sens, j'avais découvert que, effectivement, c'était la société Siemens qui avait développé cette technique. » (p. 186)

12 juin 2013

Info Flash - Dans le monde des médias, le numérique pour les masses, le papier pour les élites ?

Très intéressant cet article d’Erwann Gaucher intitulé Ces fétichistes du papier qui sont au pouvoir en France publié sur le site Web erwanngaucher.com. Il met en évidence l’attachement et la préférence presque irrationnel des élus pour l’information diffusée sur papier et qui se refuse, contre toute logique, à adopter les nouveaux médias technologiques. Voici quelques sous-titres pour vous mettre en appétit :
  • Des élus de papier
  • Des annonceurs et des régies de papier
  • Des investisseurs et des banquiers de papier
  • Des rédactions traditionnelles

Michel Roberge

760 - Avenir d'Internet et disparition du web ou la nouvelle révolution Internet

Très intéressant ce long billet d’Eric Delcroix publié sur leszed à propos du présent et du futur technologique qui a modifié et continue de modifier nos habitudes de vie. Pour vous mettre en appétit, voici quelques extraits :

À propos des blogues :
« […] j’observe la génération Z ! Ils chargent régulièrement des applications, les testent, les « jettent », mais conservent celles qui leur semblent utiles ! Et grosse différence entre eux et nous, ils savent ce qu’ils possèdent comme application et ils savent s’en servir à bon escient souvent ! »

À propos des blogues :
«  Les influenceurs d’aujourd’hui ne seront pas ceux de demain… Si l’on schématise, les influenceurs de la période des blogs sont pour la plupart des influenceurs d’aujourd’hui… Peu de génération Y (les 18 – 35 ans) à leur grand dam arrive à se positionner dans cette frange de la population… mais l’influence issue des blogs va disparaître et le sursaut actuel des blogs n’est pour moi qu’un chant du cygne ! »

À propos des sites Web :
« Dernièrement, lors d’un séminaire, j’entendais des participants qui devaient rencontrer une agence de communication (agence web en l’occurrence) qui allait leur faire un site Internet ! Scandale pour moi… les agences web sont les premières appelées à disparaître… Créer des dispositifs pour les mobiles est un autre métier ! »

À propos des ordinateurs :
« Vos magnifiques ordinateurs, de bureaux ou même portables n’ont plus que quelques années à vivre, ensuite vous les mettrez au rang de votre musée familial… demain, les engins mobiles vous créeront des environnements de travail virtuels et […] tout écran deviendra interface avec vos outils nomades… comme par exemple les « écrans » sur les vitres arrières des voitures… sans parler des objets connectés… »

À propos de la gestion des documents :
Personnellement, je me sens interpelé par ces propos : qu’en sera-t-il de la gestion documentaire dans la prochaine révolution technologique déjà amorcée ?

Michel Roberge 

6 juin 2013

Info Flash - Internet accélère les échanges sur le marché des livres rares


« Si autrefois les livres anciens risquaient fort de prendre la poussière sur les étagères, l'essor de la vente en ligne, à l'ère du numérique, contribuerait à dépoussiérer ce commerce de papier. […] internet permettrait à un plus grand nombre de collectionneurs, et autres spéculateurs, d'être rapidement tenus au fait des derniers mouvements sur le marché de ces perles rares. »


Michel Roberge

20 sept. 2012

Flash info – Les trente ans de la première émoticône

Le 19 septembre 1982, à 11 heures 44, l’émoticône :-) est apparue pour la première fois dans des échanges électroniques entre deux professeurs d’informatique sur les Bulletin boards de la Carnegie Mellon University de Pittsburgh. Grâce aux archives technologiques de l’institution sauvegardées en 2002 par l'institution universitaire, il est possible de revivre la naissance en moins de quatre jours d’un signe graphique qui s’est imposé sur le Web et dont les variantes permettent aux internautes de manifester leurs émotions.

Michel Roberge

3 juin 2011

437 - La Chine met en place un réseau de bibliothèques numériques



Selon CRI online, la Chine se lance dans « un projet national pour la construction d'un réseau de bibliothèques numériques ces cinq prochaines années […] dont le centre sera la bibliothèque nationale numérique de Chine ».

« L'objectif du projet est l'élaboration d'une plateforme de bibliothèques numériques reliées les unes aux autres, ainsi qu'un accès pour le public à d'importantes ressources et services multimédia […] disponibles dans les bibliothèques publiques ainsi que via Internet , les téléphones portables et les téléviseurs mobiles. »

L’article mentionne également que la bibliothèque nationale numérique de Chine possédait en septembre 2010 plus de 460 TB de matériel numérique « dont 76% sont accessibles à travers le pays ». Un site impressionnant par son contenu... si vous maîtriser entre autres le chinois tradionnel.

Reste à savoir la proportion de la population chinoise qui a un accès effectif à ces ressources documentaires.

Michel Roberge

1 févr. 2011

377 – Grâce à Internet, un document d’archives révélateur sur les abus d’un dictateur

La Société Radio-Canada a dévoilé hier, lors du bulletin de nouvelles de soirée, un document jamais rendu public et qui aurait été rédigé un an après le départ d'Haïti de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, en février 1986 et que l’on peut consulter sur Internet.

Ce rapport est authentifié par l'ex-ministre haïtien de la Justice, François St-Fleur. Il décrit la fraude commise par Duvalier fils et sa femme qui s’élèverait au moins à 120 millions de dollars.

Les originaux des documents comptables qui y sont reproduits seraient conservés dans les archives de la Banque de la République d’Haïti selon une attestation du Gouverneur de l’institution.

Internet à son meilleur!

Michel Roberge

21 nov. 2010

343 - Happy birthday W!


Ne vous y méprenez pas : je ne suis pas un admirateur de W le simplet. Je veux humblement souligner les 20 ans du triple W dont la création fut un des instants décisifs qui a eu un impact majeur dans l’histoire de l’humanité. Une arme de construction massive de liens et d’échanges instantanés d’information à l’échelle de la planète. Et le tout imaginé dans une note de Tim Berners-Lee, chercheur en informatique du Centre européen de recherche nucléaire (CERN) intitulée WorldWideWeb : Proposal for an HyperText Project (mars 1989).

Selon son auteur, « HypetrText est une façon de lier et d’accéder à des informations de différentes sortes à la manière d’une toile à travers laquelle l’usager peut naviguer à volonté. Il fournit une interface unique pour de larges ensembles d’informations (rapports, notes, bases de données, documentation informatique et aide en ligne) ».

En novembre 1990, le projet est relancé en collaboration avec l’ingénieur belge Robert Caillau. 20 ans plus tard, un résultat impressionnant : Internet, intranets, extranets, courriels, blogues, wikis, folkosomie… et solutions logicielles de gestion intégrée des documents (GID) en format papier et technologiques. (Source : Agence Science Presse)

Michel Roberge

15 févr. 2010

222 – Une tablette de lecture... québécoise

Pendant que la pomme de Cupertino prépare la sortie de son iPad, on apprend qu’une entreprise québécoise de Rimouski, ExoPC offrira sur le marché, dès le début mars, l’équivalent et même plus avec sa tablette de lecture qui s’appuiera sur le système d’exploitation Windows 7 Pro : l’ExoPC Slate.

« Navigation multi-tâches sans compromis et sans restriction dans un riche contenu francophone », écran de 8,9 pouces avec une « une interface multi-tâches entièrement conçue pour une utilisation tactile grand format », « Le web sans compromis. Défilement ultra-rapide, multi-tâches, et plein support de tous les formats incluant Flash », un « clavier stroboscopique double mode » qui offre un mode de saisie lorsque l'on tient la tablette dans ses mains, ainsi que « lorsque l'ExoPC est posé sur une table ou sur les genoux » et qui « permet une saisie rapide et réduit les erreurs de frappe ».

Aussi, la possibilité de regarder de nombreuses chaines de télévision, de visionner des films en haute définition quel que soit le format, de découvrir « de nombreuses émissions et programmes télévisuels offerts par les videocasts et la baladodiffusion », d’écouter de la musique « avec un casque ou par les hauts-parleurs intégrés » et avoir accès à une « large sélection de radios francophones du monde entier ».

Évidemment, l’ExoPC Slate permettra de stocker et de lire des livres numériques de tout format. Pour les développeurs d’applications, un « kit de développement est disponible gratuitement » Il « permet de réaliser rapidement et facilement des applications tactiles en Flash ou Javascript ».

Un tableau comparatif (ExoPC Slate – iPad – Archos 9) nous permet de constater à quel point se démarque le produit québécois : lecteur de cartes SD, trois ports USB, entrée et sortie audio, Webcam... composantes absentes dans le cas du iPad. Un écran à peine plus petit, une autonomie de seulement quatre heures (comparativement à dix heures pour le iPad) et un peu plus lourd que ce dernier. Une version 3G serait bientôt disponible.

Et québécois en plus. Intrigant n’est-ce pas! Le Golliath américain sera-t-il confronté au David rimouskois? À tester et à suivre certainement en mars...

Michel Roberge

28 janv. 2010

210 – Un pavé dans la mare des tablettes de lecture : le iPad d’Apple.

Ça y est : la première version de la nouvelle tablette de lecture d’Apple, beaucoup plus qu’un lecteur de livres électroniques, a été annoncée, comme prévu, à la fin du mois de janvier. Couleurs, convivialité, multimédia. Tous et toutes ne sont pas satisfaits. Le meilleur est certainement à venir. Je vous en laisse en prendre connaissance dans cette vidéo qui illustre bien les possibilités actuelle de cette nouvelle technologie qui, selon certains spécialistes qualifient de iPod littéraire. À vous d’en juger :



Une consolation pour ceux et celles qui voudraient faire le saut : le délai de livraison au Québec permettra certainement de corriger certains problèmes de jeunesse inhérents à la sortie de tout nouveau produit.

Michel Roberge

29 oct. 2009

176 - Internet célèbre ses 40 ans.

En 2009, Internet a atteint l’âge de la maturité. 40 ans bien comptés avec les impacts majeurs que cette technologie a eu sur la création, le stockage, le repérage, la consultation, l'expédition et la réception de l'information sous toutes ses formes : textes, sons et images. Mais vous-êtes vous demandé comment on envisageait l'avenir, en 1969? Voici un document vidéo à la fois cocasse et pas très loin de la réalité d’aujourd’hui. Un peu comme Paul Otlet avait aussi imaginé le Web au cours des années 30, avec les moyens technologiques de l’époque ou même ceux qu'il osait anticiper :



Michel Roberge

12 août 2009

143 - Une intéressante exposition virtuelle des archives de la Ville de Québec

La division de la Gestion des documents et des archives de la Ville de Québec vient de mettre en ligne sur son site Web neuf expositions virtuelles qui regroupent près de 300 images d’archives : le célèbre Château Frontenac, sa construction et ses employés, le Palais Montcalm, Québec à vol d’oiseau, la vie à Québec, Québec en gravures, des cartes postales et le 300e anniversaire de la ville en 1908.

Michel Roberge

15 mai 2009

114 - Google Street View et la protection de la vie privée au Canada

Je ne sais pas ce que vous pensez de cette nouvelle fonctionnalité de Google. Je l’ai consulté à plusieurs reprises. Très impressionnant et fort utile pour la planification d’un voyage ou pour revoir des lieux déjà visités. Évidemment, l’information devient rapidement obsolète, car les environnements urbains sont en constante évolution. Comme j’ai séjourné à plusieurs reprises à Barcelone (Catalunya), j’ai fait l’exercice de remonter les Ramblas depuis le port jusqu’à la Plaça de Catalunya pour me diriger vers l’Avingunda del Portal de l’Angel et de là jusqu’à la cathédrale. Je ne sais pas comment sont planifiées les prises de vues, mais ce trajet, au moment où je l’ai fait, était plutôt désolant : de nombreux travaux de rafraichissement des façades d’édifices, y compris celle de la cathédrale étant en cours, j’ai trouvé frustrant d’y faire une balade virtuelle. Il me semble que Google devrait s’assurer de mettre en valeur les sites et réaliser ses prises de vues à un moment plus opportun.

Au Canada, on parle beaucoup de la protection de la vie privée menacée par ces prises de vues. Un comité parlementaire souhaite la comparution du président et chef de la direction de Google, Eric Schmidt ou se son représentant canadien afin de s’assurer que tous les visages sur les images diffusées seront brouillés et que les refuges pour sans-abri ou les centres pour femmes victimes d’abus seront protégés. De plus, le comité veut obtenir des engagements de la part de Google afin que des annonces publiques soient publiées avant la prise d’images ainsi que des précisions quant à la sauvegarde des images. Il faut rappeler qu’au Canada, la législation sur la protection de la vie privée (Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques et la Loi sur la protection des renseignements personnels exige que les entreprises doivent obtenir le consentement des citoyens avant de capturer et d’utiliser leurs renseignements personnels. Et selon cette loi, une image constitue une information personnelle. Pour sa part, Google affirme que l’entreprise garantit le respect dela vie privée et se conforme aux lois et aux normes locales.

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a publié une fiche d'information intitulée Vous êtes photographiés : La technologie de l'imagerie à l'échelle de la rue, Internet et vous. Le document note qu'à part certaines exceptions, les entreprises doivent obtenir le consentement des gens pour les photographier à des fins commerciales.

Un dossier à suivre.

Michel Roberge

13 mai 2009

113 – Le vote des députés du Parlement canadien accessible sur le Web

Depuis quelques semaines, les votes des députés du Parlement du Canada sont consignés sur le site Web de l’institution comme cela se faisait déjà au Congrès américain. Il est donc possible, désormais, de savoir si un député a rejeté ou appuyé un projet de loi, s'il s'est abstenu de voter ou encore s'il était absent de la Chambre des communes. L’internaute n’a qu’à choisir son député et cliquer sur l'onglet « Vote » (dans ce cas-ci, Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois).

Pour le moment, cette information n’est disponible que pour les votes de la session en cours et ceux de la dernière session parlementaire. Au Congrès américain, il est possible de consulter les votes des représentants pour les 20 dernières années.

Qu’attend le Québec pour en faire autant ?

Michel Roberge

5 févr. 2009

72 - En faveur d’un .qc

Saviez-vous qu’un organisme sans but lucratif qui regroupe des pionniers de l'Internet au Québec fait des représentations pour l’obtention d’une extension générique propre au Québec ? En effet, Point Québec a mis sur pied un registre et souhaite offrir des services de réservation et d’attribution de noms de domaine. Cette démarche s’inscrit dans un mouvement des internautes du monde entier qui sentent de plus en plus le besoin de s'afficher sur le web en affirmant leur identité. La Catalogne a déjà son .cat. Des villes comme Paris, Berlin, New York… auraient entrepris des démarches dans ce sens.

Sur son site où il est possible de manifester son appui, Point Québec mentionne que la « plupart des noms de domaine ne respectent pas les caractères typographiques avec accent de la langue française. Les .com le respectent, mais pas le .ca. Le registre PointQuébec respectera la norme IDN (Internationalized Domain Name) permettant des caractères non définis par le standard ASCII, tels les caractères accentués. Une autre dimension qui respecte notre identité. » …et qui respecte les normes de l’Office québécois de la langue française.

Peu de gens savent également qu’en juin 2008, l'Assemblée nationale du Québec a adopté cette motion à l'unanimité de ses membres : « Que l'Assemblée nationale appuie l'initiative des promoteurs de l'organisme PointQuébec auprès de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers pour l'obtention d'une extension générique de premier niveau dans l'Internet exclusive au Québec. Qu'elle appuie cette demande pour aider au succès de nos entreprises et faire progresser les intérêts du Québec sur la scène internationale ».

Si vous êtes d’accord avec la démarche, je vous invite à faire comme moi et à l’appuyer.

Michel Roberge

20 nov. 2008

41 - Un visionnaire : Paul Otlet 1868-1944

Je viens de terminer la lecture de L’homme qui voulait classer le monde. Paul Otlet et le Mundaneum (voir notice 24). Quel visionnaire!

Documentologie – « Discipline qui étudie les propriétés des documents, leurs flux et les moyens d’en traiter le contenu en vue d’une accessibilité optimale ». Aujourd’hui, les sciences de l’information.

e-book - « On peut imaginer le télescope électrique, permettant de lire chez soi des livres exposés dans la salle "teleg" des grandes bibliothèques, aux pages demandées d’avance. Ce sera le livre téléphoné ».

Hypertexte - « un complexe de machines associées pouvant réaliser sept opérations dont l’établissement des documents de manière à ce que chaque donnée ait son individualité propre et dans ses relations avec celles de tout l’ensemble, qu’elle y soit rappelée là où il est nécessaire » […] « présentation des documents, soit sous les yeux ou la partie d’une machine ayant à y faire des inscriptions additionnelles » […] « manipulation mécanique à volonté de toutes les données enregistrées pour obtenir de nouvelles combinaisons de faits, de nouveaux rapports d’idées ».

Internet - « Réseau universel d’information et de documentation, capable de mettre en relation tous les organismes particuliers de documentation. Sous nos yeux est en voie de se constituer une immense machinerie pour le travail intellectuel. Elle se constitue par la combinaison des différentes machines existantes, dont les liaisons nécessaires s’entrevoient. Cette machinerie constituerait un véritable cerveau mécanique et collectif… » (1895).

Surinformation - « Pour rendre accessible la quantité d’informations et d’articles donnés chaque jour dans la presse quotidienne, dans les revues, pour conserver les brochures, comptes-rendus, prospectus, les documents officiels, pour retrouver les matières éparses dans les livres, pour faire un tout homogène de ces masses incohérentes, il faut des procédés nouveaux, très distincts de ceux de l’ancienne bibliothéconomie tels qu’ils sont appliqués ». Il inventera le bibliophote (microfilm) en 1906 (voir notice 34).

Technologie de l’information - « La table de travail ne serait plus chargée d’aucun livre. A leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention, avec tout l’appareil de ses catalogues, bibliographies et index, avec toute la redistribution des données sur fiches, sur feuilles et en dossiers, avec le choix et la combinaison opérés par le personnel permanent qualifié… De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la réponse aux questions posées… Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément. Il y aurait un haut parleur si la vue devait être aidée par une donnée ouïe, si la vision devait être complétée par une audition. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait bien devenir la réalité pourvu que se perfectionnent encore, nos méthodes et nos instrumentations. » (1934).

Intéressant, n’est-ce pas?

Michel Roberge

18 oct. 2008

24 - Connaissez-vous Paul Otlet?

Par hasard, je suis tombée sur cette citation de Paul Otlet, que l’on dit, entre autres, être un précurseur d’Internet : « Ici, la table de travail ne serait plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements… De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la réponse aux questions posées par téléphone, avec ou sans fil. (…) Utopie aujourd’hui, parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait bien devenir la réalité, pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation. »

Déjà à cette époque, cet homme imagine ce que pourrait avoir l’air Internet près de 60 ans plus tard.

Mais Paul Otlet est aussi un personnage important pour le monde de la gestion documentaire puisqu’il est considéré comme le maître de la documentation moderne. En plus de publier en 1934, le Traité de documentation, il crée, avec l’aide du prix Nobel de la Paix Henri LaFontaine, le Mundaneum ou Cité Mondiale (un centre qui visait à regrouper l’ensemble des connaissances du monde mais qui devint un centre de documentation).

Si le sujet vous intéresse sachez que le livre : L’homme qui voulait classer le monde de François Levie trace le parcours de ce visionnaire. (Disponible chez Renaud Bray et Amazon.ca).
Sandra Lacroix