Il ne m’était jamais venu à l’esprit
que les métiers de bibliothécaire ou d’archiviste, peut-être même celui d’historien,
comportent un risque élevé pour la société en général, pour la sécurité
nationale. Le nouveau Code of conducts. Values and Ethics
de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) vient presque de m’en convaincre. Du
moins dans la fonction publique canadienne. Par le passé, les professionnels de BAC « étaient encouragés […] à participer, dans leurs temps libres, à des
conférences, publications et séances de formation ». Ils « doivent
maintenant obtenir l’autorisation de leurs supérieurs, ces situations étant ‘identifiées
comme à haut risque’ et pouvant mettre à l’épreuve la ‘loyauté’ de l’employé ».
Évidemment, les employés de
BAC peuvent accepter des invitations à prendre la parole « à titre personnel » dans le cadre
de cours ou de congrès sous certaines conditions :
·
l'objet de l'activité n'est pas lié au mandat ou
activités de BAC
·
l'employé ne se présente pas comme porte-parole en
tant qu’expert BAC ou du gouvernement du Canada
·
le tiers qui a fait l'invitation n'est pas un
fournisseur ou collaborateur potentiel ou actuel de BAC
·
le tiers ne fait pas de lobbying avec BAC et ne
reçoit pas de subventions ou de financement de la part de BAC
·
l'employé en a parlé à son supérieur immédiat et il
« a documenté la confirmation que
l'activité n'entre pas en conflit avec ses fonctions actuelles à BAC et n’entraîne
pas de risques pour BAC ».
Michel Roberge
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