13 nov. 2009

183 – Les livres, les journaux… et les documents électroniques


Comment expliquer que les livres électroniques (e-books) sont quasi toujours absents des salons du livre et ne connaissent que peu de succès malgré leur disponibilité auprès de nombreux distributeurs sur le Web? Et ce ne sont pas les initiatives qui manquent. J’ai déjà parlé de la nouvelle version du Kindle d’Amazone (billet 120) qui semble prometteuse : support de lecture plus mince, plus léger; écran plus grand. Et il y a d’autres solutions sur le marché. Nous ne sommes plus en 1970 alors que le projet Guttenberg de bibliothèque numérique voulait offrir des publications du domaine public alors que les supports de lectures autres que les écrans d’ordinateur n’étaient pas disponibles.

De leur côté, les journaux tentent d’offrir des versions équivalentes ou 100 % identiques en format électronique. Et il semble que les lecteurs du format papier hésitent à suivre le mouvement amorcé, même si des efforts sont faits pour rendre la consultation dynamique : feuilletage des pages, zoom sur les textes, photographies de meilleure qualité, présence des pages publicitaires…

Mais il y a quelque chose de physique qui manque à la lecture d’un texte sur un écran, même si le support de lecture électronique se tient dans sa main. Il faut bien sûr reconnaître les avantages sur la portabilité et la manipulation : pas facile de lire un journal dans le métro ou le bus. Mais combien agréable de le faire, au petit déjeuner, avec un bon café. On y perd tout le charme avec un ordinateur portable à côté de soi. Je dirais que c’est toute la différence entre assister à la présentation d’un film au cinéma et voir le même film sur son iPod! Une question de confort et, bien sûr d’ambiance.

Pour les documents administratifs, particulièrement certaines séries documentaires, c’est aussi le confort et une certaine efficacité que l’on recherche dans le « tout numérique » : avoir accès à l’information rapidement, sans avoir à se déplacer. Mais avouez que là aussi, le confort du repérage et de la consultation d’un dossier pourrait être grandement amélioré. Personnellement, je rêve du jour où, sur la surface d’une table de travail, nous puissions « afficher » un dossier, peut-être même sous forme d’une chemise de classement. Puis, du bout des doigts en « feuilleter » le contenu, commander une impression si nécessaire ou un envoi par Internet, en extraire une partie pour créer un nouveau document…

Michel Roberge

1 commentaire:

Les ppgquebecois a dit...

peut-être le prix élevé de ces lecteurs de livres électroniques rebute-t-il encore les utilisateurs potentiels ?