25 juill. 2016

1185 – Les normes ISO - Gestion des documents d’activité sont-elles ignorées au Québec ?

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi, au Québec, il semble y avoir un désintéressement total concernant les normes ISO relatives à la gestion des documents d’activité ? Tant pour la version 2 (2016) de l’ISO 15489 – Gestion des documents d’activité que pour les nouvelles normes de la série 30300 – Système de gestion des documents d’activité.

Il semble que depuis quelques années, le pôle de réflexion sur le sujet s’est ancré en Europe, particulièrement en France et en Suisse, et ailleurs dans la Francophonie. Et ce, malgré une expertise québécoise qui s’était développée au cours des dernières décennies dans le domaine du « Records Management », de la gestion des documents d’activité comme on l’appelle maintenant.

Au Québec, en 2016, en a-t-il été question dans les congrès et les colloques regroupant les professionnels ou les techniciens du métier?

À quand un intérêt académique pour l’ISO 30000/30301 comme c’est le cas, depuis plusieurs mois, en Catalunya (ESAGED Universitat Autònoma de Barcelona)?


2 commentaires:

Unknown a dit...

Peut-être que les concepts de la norme sont trop éloignés de la pratique faite au Québec. Ce serait pourquoi les archivistes ne s'y intéressent pas.
Je ne peux juger n'ayant moi-même pas pu voir cette documentation jusqu'à présent.
L'organisme pour lequel je travaille s'intéresse de près à l'accréditation ISO. Donc, je vais me pencher prochainement sur les concepts de la norme ISO 15489-1:2016

Michel Roberge
Expert en gouvernance documentaire
a dit...

En fait, ces documents (15489 et série 30300 surtout) officialisent et donnent de la crédibilité de façon normative aux bonnes pratiques de gestion des documents d'activité : adoption d'une politique, engagement de la direction, disponibilité d'outils pour organiser, enregistrer et gérer le cycle de vie des documents, formation, accompagnement initial et soutien permanent des utilisateurs des documents, s'assurer de la conformité, de la maintenance et de la pérennité du système par la réalisation d'audits. Il n'y a donc vraiment aucune raison qu'on ne les utilisent pas au Québec pour consolider le métier.