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30 avr. 2014

Info flash – L’ex-première ministre Pauline Marois aurait détruit tous les dossiers de sa circonscription

C’est ce qu’on apprend aujourd’hui sur le site Web de la Société Radio-Canada et Canoe.ca :

Encore une fois, « seuls des classeurs vides, quelques feuilles blanches, les meubles et des crayons ont été laissés sur place. »

Selon la nouvelle députée élue dans la circonscription de Charlevoix, Caroline Simard, il  « manque les informations des 18 derniers mois. Donc, quand on parle de dossiers pour des particuliers qui avaient des besoins et qui étaient en cours de démarche, c'est impossible pour moi de savoir qui étaient ces gens-là et où ils en étaient rendus. Alors pour eux, on recommence vraiment à zéro ».

Si tout cela est vrai, en tant que citoyen et spécialiste de la gestion des documents d’activité, je suis encore plus ébranlé par cet exemple qui vient d’en haut.

En toute naïveté, j’ose croire que les dossiers seront retrouvés dans le 3e bureau de circonscription de l’ex-députée et première ministre du Québec !


Michel Roberge

29 avr. 2014

Info flash – « Un grille-pain, quelques blocs de feuilles blanches et des classeurs vides »

Quand la partisannerie pénalise les citoyens ! Sans parler des coûts associés à la reconstitution des dossiers.

À quand une loi qui interdira la destruction des documents lors du transfert de pouvoir politique au gouvernement du Québec ?

Et bravo à Léo Bureau-Blouin qui a tenu promesse.



Michel Roberge

11 déc. 2008

48 - « Nous avons fait nos boîtes »

Il fallait s'y attendre. Dans l'édition du 11 décembre 2008 du journal Le Soleil de Québec, le journaliste Michel Corbeil mentionne que les conseillers des députés de l'Action Démocratique du Québec (ADQ) qui n'ont pas été réélus lors des dernières élections québécoises « ont fait leurs boîtes » après avoir écouté la conférence de presse d'adieu de leur chef, Mario Dumont. Doit-on conclure qu'encore une fois, bon nombre de documents d'archives de députés vont disparaître à tout jamais? L'histoire se répète (voir l'article 45 de ce carnet).

Michel Roberge

1 déc. 2008

45 – Le sort des archives des députés non réélus

À chaque élection que la démocratie nous amène, une interrogation se soulève : qu’adviendra-t-il des « archives » des députés non réélus? En avril 2007, le journal Le Soleil de Québec nous apprenait que la très grande majorité des députés défaits à la suite du dernier scrutin québécois avaient fait le « ménage » dans leurs dossiers et les avaient déchiquetés. Le lendemain, dans le même journal, un représentant de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) affirmait que c’était « une tradition du parlementarisme britannique que les députés assurent eux-mêmes la garde de leurs documents ».

N’est-il pas scandaleux de constater qu'un député, homme ou femme, battu à la suite d'un scrutin, détruise des dossiers qui concernent le développement économique, social ou culturel de sa circonscription? Comme si les besoins et les préoccupations des citoyens lui appartenaient personnellement. Un fonctionnaire qui quitte son poste dans une organisation publique (ministère, municipalité...) doit y laisser ses dossiers. La Loi sur les archives du Québec l'exige. Simple logique : c'est le principe même de la continuité des affaires. Mais pour un député et un ministre, ça ne s'appliquerait pas? Au nom de la partisanerie? Sans considération du citoyen payeur d'impôt?

À quand une modification à la loi pour assujettir les ministres, les députés et le personnel de cabinet aux mêmes pratiques que celles de toute administration responsable? Des dirigeants de sociétés privées n'ont-ils pas été poursuivis et condamnés pour avoir fait disparaître de l'information d'intérêt public? Et s'il faut faire du tri dans le contenu des dossiers pour protéger des renseignements personnels, qu'on s'inspire des règles de conservation des documents des organismes publics. Et qu'on cesse de jeter notre argent à la poubelle, ou au déchiquetage!

À l’époque, il y avait une lueur d'espoir : on apprenait que le nouveau député péquiste de la circonscription de Matane, Pascal Bérubé, avait « l'intention de rédiger un projet de loi et de le déposer à l'automne dans l'espoir de mettre fin à cette pratique » : au lendemain d'une élection, les documents des députés seraient devenus la propriété de l'Assemblée nationale et le tout aurait été « gelé ». Il aurait été interdit de détruire des documents à part les notes manuscrites. Le tout devant être encadré et une procédure aurait été établie pour « remettre les documents au nouveau député, qui pourrait demander des explications » sur la nature des dossiers. Voilà qui était une idée intéressante qui aurait dû être appuyée par la communauté archivistique québécoise.

Il n’en fut rien : aucun projet de loi fut déposé. Et le 8 décembre 2008, revivrons-nous le même carnage ?

Michel Roberge