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11 déc. 2015

Notes de lecture – Un support d’information démodé et humain

Lu aussi dans Lee Child, La cause était belle – Une aventure de Jack Reacher (Paris : Calmann-Lévy, 2014) :


« À plusieurs titres, ces dossiers étaient des tranches d’histoire. Rien à voir avec ce qui passe par ordinateur. C’était démodé, humain et allait au plus simple. Ils avaient été tapés à la machine, probablement sur d’anciennes IBM électriques. Les lignes n’étaient pas toujours parfaitement droites, et les corrections étaient faites au blanc. Le papier lui-même, raide, jaunâtre, fin et cassant, sentait le moisi. » (pp. 247-248)

27 nov. 2015

Notes de lecture : le support de l’information peut aussi avoir son importance

Lu dans Le secret de Christophe Colomb de José Rodrigues dos Santos publié à Paris en 2015 aux Éditions Hervé Chopin.

« - Quelqu’un va vous accompagner à la section des microfilms.
- Est-ce que le professeur Toscano l’a consulté sur microfilm?
Lagoa examina la requête.
- Non, il a vu l’original.

- Dans ce cas, si ce n’est pas un problème, je préférerais voir, moi aussi, l’originel. Je veux consulter les mêmes copies que lui. Il est possible qu’il y ait des notes importantes dans les marges des originaux, et le type de papier utilisé peut aussi avoir son importante. J’ai besoin de voir ce qu’il a vu. C’est la seule façon d’être sûr que rien ne m’échappera. » (p. 83)

28 sept. 2015

1129 – La nanoforme : un nouveau support d’information



Voici un objet inédit : la nanoforme. Un disque de saphir qui combine à la fois des qualités esthétiques et artistiques tout en offrant une solution de stockage de données. Quelle sera sa durée de vie ? Les paris sont ouverts.

10 juin 2015

1010 – La mort annoncée du cédérom de musique


Voici un autre article intéressant de Dorian Lynskey, publié sur le site Web de theguardian.com intitulé « How the compact disc lost its shine » depuis le CD boom il y a 30 ans de Dire Straits’ Brothers in Arms jusqu’à sa mort annoncée avec la révolution des formats de diffusion de la musique.


Un article bien documenté que je vous laisse lire.

8 juin 2015

1009 – La mémoire historique en péril avec l’évolution des supports numériques

Voici un article fort intéressant de John Palfrey, publié sur le site Web de Salon.com et intitulé « Google is not the answer: How the digital age imperils history » qui explique comment l’évolution rapide des supports d’information numérique met en péril la préservation de la mémoire historique de la Société : « Our species created about 5 billion gigabytes of information from the dawn of time until 2003.  Before long, we will create that much information many times per day, according to IBM.  The problem: No one is doing enough to select and preserve the bits that really matter. »


Bonne lecture

24 avr. 2015

Hors-série – Le papyrus de César


Le 36e album d’Astérix s’intitulera « Le papyrus de César » et sera disponible en octobre 2015. L'album sera l'œuvre du scénariste Jean-Yves Ferri et du dessinateur Didier Conrad, le duo qui signe la série depuis Astérix chez les Pictes. L’histoire se déroulera en Gaule et traitera, dit-on, d’un sujet caractéristique de notre société moderne. À suivre.

21 janv. 2015

973 – Terminé la fabrication de parchemins au Vatican

Depuis 1er janvier, le Vatican a cessé « la fabrication manuelle des parchemins vendus aux milliers de fidèles du monde entier pour bénir leur mariage, leurs noces d'or ou un baptême familial. » Une décision qui mettra au chômage environ 500 personnes. « Comme n'importe quel État, le Vatican fait la chasse aux gains de productivité! », nous apprend Le Figaro.

Ces « documents seront toujours vendus, mais ils seront fabriqués sur ordinateur. Un passage au numérique qui permettra de réduire les frais de production et, du coup, d'améliorer les bénéfices afin de redistribuer davantage aux pauvres, justifie le Vatican. »

14 janv. 2015

970 - Le hanji : papier traditionnel coréen

J’imagine que comme moi, l’existence de ce papier traditionnel millénaire d’une qualité réputée exceptionnelle, fabriqué à la main avec les fibres de l’écorce du mûrier, vous était inconnu. Grâce à un article de Kèoprasith Souvannavong  publié sur le site Web RFI Les voix du monde, je vous invite vous aussi à en faire la découverte.

Vous y apprendrez, entre autres, pourquoi ce support d’information inconnu dans le monde de la préservation des archives (le papier japonais étant utilisé pour la restauration des documents) est si résistant ainsi que sur sa longévité. « Il peut résister mille ans, alors que la durée maximale de conservation du papier classique ne serait que de deux cents ans. »

10 déc. 2014

963 – Quand le transfert de support laisse des traces… humaines

Cet article publié sur le site Web de rue 89 intitulé « Dans les livres scannés par Google, la trace de ses travailleurs invisibles » me rappelle une situation vécue au Québec, à l’époque de la crise d’octobre 1970, où certaines institutions d’enseignement supérieur avaient mandaté en catastrophe des firmes spécialisées en microfilmage de documents pour reproduire des milliers de dossiers d’étudiants. Plusieurs années plus tard, je me souviens avoir vu les images de ces documents parsemées de mains, de pages à moitié tournées, de mise au point inadéquate, de pages blanches…Comme quoi, ce n’est pas parce que la technologie a grandement évoluée qu’on n’est pas à l’abri d’un manque rigueur et de contrôle de la qualité.

Michel Roberge

30 juill. 2014

926 - La gestion des documents d’activité en 2014 (1) : support papier vs électronique ?

L’AIIM a réalisé en avril 2014 un sondage auprès de 487 professionnels du domaine de la gestion de l’information et des documents d’activité provenant d’organisations de toutes tailles : 33% de plus de 5 000 employés, 39% entre 500 et 5 000 employés et 28% de 10 à 500 employés. 74% des participants nord-américains et 19% d’européens. Il est possible de consulter l’ensemble des données de l’enquête en cliquant ici dont voici un des constats (traduction libre) : 

« Dans l’ensemble, les organisations ont stabilité leur volume de documents papier alors que les documents technologiques sont en croissance rapide dans 68% des organisations interrogées. 32% ont déclaré une diminution réelle des documents physiques alors qu’aucun répondant n’a fait le même constat avec les documents technologiques. »

29 juill. 2014

Hors série – Faire d’une pierre deux coups

Vous souhaitez vous initier à la langue espagnole au moyen de textes portant sur la gestion des documents d’activité ? Je vous recommande la lecture des quatre billets suivants tirés du blogue ciéncia archivívistica publiés par David Garcia Salazar, étudiant à l’Escola Superior d'Arxivística i Gestió de Documents (ESAGED) à Barcelona :

 

Evaluación documental en la empresa privada

El gestor documental y la empresa privada

Los soportes documentales

Invertir en archivística

 


Michel Roberge

10 juill. 2014

919 – Un nouveau disque optique comme support de stockage des documents technologiques ?

Selon L‘usine digitale, nous informe que « l’industrie des disques optiques s’engage dans une nouvelle bataille de standard. L’enjeu est d’imposer le format du successeur du Blu-ray pour l’archivage de donnée en entreprises. Deux camps s’opposent : l’un mené par Sony et Panasonic, l’autre par Pioneer et Memory-Tech. »

« Les deux formats ont en commun d’utiliser le même laser bleu […], la même ouverture optique […] et d’enregistrer les données sur les deux faces. Mais ils diffèrent sur le plan physique. »

La bataille qui s’engage n'est pas sans rappeler celle du disque optique vidéo à haute définition entre le Blu-ray et le HD DVD qui s’était terminée par la victoire du Blu-ray.

Et l’auteur de conclure en s’interrogeant à savoir si le marché est vraiment en quête d’un nouveau disque optique, d’autant plus que « depuis le CD enregistrable, chaque génération de disque optique donne lieu à une bataille de standard. »

Michel Roberge

14 mars 2014

884 - Un travail de moine

Lu dans Le beau mystère – Armand Gamache enquête (Louise Penny, Flammarion Québec, 2014)

« Le moine tira vers lui une peau de mouton – du vélin –, puis trempa sa plume d’oie aiguisée dans l’encre. Il écrivit d’abord les mots, le texte, en latin, évidemment. Les psaumes. Cette étape terminée, il revint au début. Au premier mot, au-dessus duquel sa plume resta suspendue. » (p. 10)

Michel Roberge

12 mars 2014

À lire cette semaine : Bandes LTO et Sortir l’archiviste de l’ombre

Avantages de la bande LTO pour un archivage long terme – Michel Thomas, Blogue des experts de la GED.
► Archivage LTO et durée de vie. Archivage LTO et vitesse de lecture. Comparaison avec les CD-R, DVD-R ou BD-R et les disques magnétiques RAID.

Sortir l’archiviste de l’ombre 1 – Catherine Fournier, Convergence
► Le premier d’une série de billets devant porter sur l’archiviste sur les bancs d’école, l’archiviste sur le marché du travail, l’archiviste dans le monde des affaires, l’archivistique : vers la création d’un nouveau programme.

Sortir l’archiviste de l’ombre 2 – Catherine Fournier, Convergence
► L'archiviste sur les bancs d'école, sur le marché du travail, dans le monde des affaires. Comment ne pas être d'accord avec cette lecture de la réalité professionnelle ? J'ai bien hâte de lire le troisième billet.

Michel Roberge

12 févr. 2014

869 – « À l’heure du numérique, le document n’existe plus »

« Un document numérique n’a pas de mémoire. Il est d’emblée falsifiable et possiblement falsifié. »

Ces deux citations m’ont interpelé. On les trouve dans l’excellent  billet signé par Louis Colombani intitulé Instrument de recherche, données et documents et publié sur le site Web de labs.anaphore.eu. Une belle réflexion sur les supports technologiques de l’information qui documente les activités d’une organisation dont je me permet de citer cet extrait qui vous invitera certainement à lire le texte dans son intégralité :

« Les octets sont invisibles de manière immédiate (sans intermédiaire, contrairement au texte sur papier). L’intérêt de ces données, c’est qu’elles peuvent être manipulées par les outils informatiques. À un moment, ces données manipulées sont restituées par l’intermédiaire d’un écran ou d’une imprimante selon des formes variables. On peut dire que le document n’existe qu’une fois affiché à l’écran, couché sur le papier, sorti de l’imprimante. Il n’y a pas, alors, un document unique, mais plusieurs documents distincts. »


Michel Roberge

13 sept. 2013

791 - Le numérique, ce colosse à la mémoire d’argile

Voici un article fort intéressant publié par Stéphane Baillargeon sur le site Web du journal Le Devoir de Montréal qui souligne que les « techniques de conservation des informations n’ont jamais été aussi instables »

Alors que « Bibliothèque et Archives nationales du Québec accélère un programme de numérisation de ses collections. Étrangement, les plus récents supports semblent maintenant les plus menacés : les disques durs ramollissent, les CD décèdent et les DVD se vident… »

[…]

« Les banques magnétiques résistent quelques dizaines d’années à peine. Un disque audio ou vidéo ne semble plus fiable après une décennie et ce serait encore pire avec les DVD Blu-ray et les clés USB. Finalement, dans toute son histoire, l’humanité n’a pas utilisé de techniques de conservation des informations aussi instables. »
 
[…]

« Il faut maintenant protéger les documents les plus récents avant de protéger les plus anciens », résume le directeur général de la conservation de BAnQ. Des documents de plusieurs milliers d’années, comme les tablettes d’argile ou les papyrus, résistent au temps et vont résister encore longtemps, tandis que des enregistrements réalisés il y a une décennie pourraient disparaître à jamais. »

Je vous laisse lire la suite de ce texte qui vulgarise bien la réalité que l’on vit depuis plusieurs années avec l’évolution rapide des supports technologiques d’information. Chacun d’entre eux était porteur d’avenir. Mais dans le monde des TI, l’avenir se résume parfois à quelques mois…


Michel Roberge

2 sept. 2013

786 - Le support d’un document est-il davantage porteur d’émotions que le contenu ?

C’est à cette question qu’une étudiante a voulu répondre dans un mémoire de recherche de master 1 Histoire, Document (métiers des archives) dont le but était de « recueillir le point de vue d’archivistes sur les relations qu’ils entretiennent avec les documents qu’ils traitent, mais aussi d’appréhender la dimension émotive des archives et son éventuelle influence sur les pratiques professionnelles. Entre support et informations, quels éléments suscitent des émotions chez les professionnels des archives ? La dématérialisation des informations affecte-t-elle les émotions ressenties ? »

 

Plus de détails sur le site WebALMA (Archives, livres, manuscrits et autres supports de l’information.

 

En passant, les archives, les livres et les manuscrits ne sont pas des supports d’information : ce sont des types de documents. Plutôt étonnant qu'un site spécialisé entretienne la confusion en ces deux notions !

 

Michel Roberge


10 juin 2013

759 – À lire absolument : Pourquoi la technologie ne suffit pas pour sécuriser l’information ?

Voici un article incontournable publié par Guillaume Chevalier et Nicolas Grzeczkowicz sur le site Web IT-Expert Magazine qui traite de la sécurité relative de l'information numérique et que les auteurs abordent sous l'angles des thèmes suivants : 



- Bien plus qu’un bouclier purement technique

- Pourquoi la dimension sécuritaire est-elle mal appréhendée par les entreprises ?

- Les 3 leviers fondamentaux de la sécurisation de l’information

  • La conformité à la législation ou aux contrats
  • La préservation de l’image de l’entreprise 
  • La qualité des services offerts par l’entreprise 
- Une démarche pragmatique fondée sur des standards

- L’étude « collective »

- De l’étude à la mise en œuvre : la sécurité passe par les hommes !

- Les facteurs clés du succès

 


Je vous invite plus particulièrement à réfléchir sur l’exemple d’une situation fictive qui y est présenté et qui démontre qu’un « fichier d’informations ‘’sensibles’’ suscite à un moment donné une certaine pression de l’entreprise ou de l’institution pour sa création, sa validation, sa mise à jour ou sa diffusion ».

 

Dans mon ouvrage sur La gestion intégrée des documents (page 8.48), j’avais souligné le fait que les documents technologiques ont tendance à s’incruster compte tenu de la facilité qui nous est offerte de les dupliquer. La petite histoire de Sophie présenté par les auteurs illustre bien les risques inhérents à la création et à l'utilisation des fichiers informatiques et de la multiplicité des supports de transmissions et de conservation. Il y a de quoi nous donner des frissons dans le dos !

 

Bonne lecture

 


Michel Roberge


18 janv. 2013

Info flash - Un « disque dur papier » pour préserver la mémoire numérique


Dans le cadre d’une exposition http://www.ecrans.fr/disque-dur-papier-memoire,15814.html au Centre Pompidou à Paris, l’artiste David Guez « propose le stockage de données numériques sur un support “papier” via le rétrécissement du code informatique des fichiers, permettant ainsi une sauvegarde pérenne et un ‘reload’ éventuel en cas de disparition de la version magnétique.


Le disque dur papier pose les problématiques de la fragilité d’une civilisation du “tout numérique” en proposant des alternatives sensibles et réalistes. »

Vous pouvez expérimenter cette proposition en cliquant ici : à l'ouverture de la page Web, cliquez sur l'icone Pop'Lab.

Une sorte de retour du passé vers le futur conjugé au présent.

Michel Roberge