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27 nov. 2015

Notes de lecture : le support de l’information peut aussi avoir son importance

Lu dans Le secret de Christophe Colomb de José Rodrigues dos Santos publié à Paris en 2015 aux Éditions Hervé Chopin.

« - Quelqu’un va vous accompagner à la section des microfilms.
- Est-ce que le professeur Toscano l’a consulté sur microfilm?
Lagoa examina la requête.
- Non, il a vu l’original.

- Dans ce cas, si ce n’est pas un problème, je préférerais voir, moi aussi, l’originel. Je veux consulter les mêmes copies que lui. Il est possible qu’il y ait des notes importantes dans les marges des originaux, et le type de papier utilisé peut aussi avoir son importante. J’ai besoin de voir ce qu’il a vu. C’est la seule façon d’être sûr que rien ne m’échappera. » (p. 83)

13 nov. 2015

Notes de lecture : des volumes anciens d’une valeur inestimable

Lu aussi dans Le secret de Christophe Colomb de José Rodrigues dos Santos publié à Paris en 2015 aux Éditions Hervé Chopin.

« - L’ascenseur s’ouvrit au troisième étage de la Bibliothèque nationale de Lisbonne, sur un hall désert et maussade. Un éclairage diffus drapait les murs nus des couloirs vides, avant d’être absorbé par la lumière vive qui se répandait par de larges fenêtres. Les pas de Tomás résonnèrent sur le sol en marbre poli lorsqu’il traversa l’espace vide et poussa les portes vitrées de la salle de lecture.


Un mur de fenêtres plongeait la pièce dans un bain de lumière. Les cloisons internes étaient couvertes d’étagères chargées de catalogues et de vieux livres de toutes sortes, des volumes d’une valeur inestimable posés côte à côte, exposant leurs dos de toile reliées. Voutées sur les tables alignées en rangées, plusieurs personnes examinaient des manuscrits anciens, ici un parchemin usé, là un livre enluminé, des trésors fatigués auxquels seuls les universitaires avaient accès. » (p. 319)

6 nov. 2015

Notes de lecture : les archives anciennes sont souvent poussiéreuses


Lu aussi dans Le secret de Christophe Colomb de José Rodrigues dos Santos publié à Paris en 2015 aux Éditions Hervé Chopin.


« - Il est allé dans plusieurs bibliothèques et aux Archives nationales du Portugal pour lire des manuscrits. Il lisait jusqu’à ce que ses yeux n’en puissent plus. Il manipulait tellement de vieux papiers qu’il rentrait à la maison avec les mains couvertes de poussière. » (p. 141)

30 oct. 2015

Notes de lecture – Le temps requis pour lire un dossier

Lu aussi dans Lee Child, La cause était belle – Une aventure de Jack Reacher (Paris : Calmann-Lévy, 2014) :

« - D’après vous, il faut combien de temps pour lire un dossier de police ? demanda Jasper.


- Bonne question dit Jacob. À laquelle j’ai déjà réfléchi, bien entendu. Le dossier doit être très gros. Et il a dû être rangé quelque part. Disons que les employés de l’État commencent à 9 heures. Et disons qu’ils débauchent à 17. Disons aussi qu’il faut compter avec le temps de faire les démarches bureaucratiques avant de pouvoir accéder au dossier. Admettons que nous prenions demain midi comme point de départ. Ça lui donnerait cinq heures demain, et peut-être les huit heures du lendemain matin. Ça pourrait suffire. » (p. 285)

23 oct. 2015

Notes de lecture – Une montagne de paperasse à lire

Lu aussi dans Lee Child, La cause était belle – Une aventure de Jack Reacher (Paris : Calmann-Lévy, 2014) :


« Les anciens dossiers devaient se trouver au poste de police ou dans un débarras du comté et dans un cas comme dans l’autre, les bureaux fermaient à la même heure : 17 heures. Il avait une heure. Pas plus. Rien qu’y accéder pourrait lui en prendre une demie et il y avait probablement une montagne de paperasse, ce qui lui prendrait beaucoup plus que la deuxième demi-heure s’il voulait la lire. » (p. 227)

18 sept. 2015

Notes de lecture – Savoir convaincre les employés des archives

Lu dans Lee Child, La cause était belle – Une aventure de Jack Reacher (Paris : Calmann-Lévy, 2014) :

« – Je vais aller voir les flics du comté. À cent kilomètres au sud d’ici. Je voudrais consulter le dossier.

[…]

– Un truc pareil, un truc qui a entraîné la collaboration de plusieurs services, tout le monde faisant pour le mieux, ils doivent en avoir un, et sacrément copieux. Et ils ne l’auront pas encore jeté. Parce que techniquement, l’affaire n’est toujours pas résolue. Leurs notes doivent se trouver quelque part. Il doit y en avoir un mètre cube.

– Et vous croyez qu’ils vous le laisseront les voir ? Juste comme ça ?


– J’ai été moi-même flic pendant treize ans, même si c’était un service un peu spécial. Je sais comment convaincre les employés des archives. » (pp. 198-199)

28 août 2015

Notes de lecture : Avant l’arrivée du terminal mobile dans les voitures de patrouille

Lu aussi dans le polar Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :


« Avant l’arrivée du terminal mobile de données d’aujourd’hui installé dans toutes les voitures de patrouille, les officiers de police avaient toujours sur eux des FI, ou fiches d’interpellation, dans la poche revolver. Il ne s’agissait en fait que de fiches de format 8 x 12 où porter des notes sur les interpellations effectuées. On y lisait la date, l’heure et le lieu de l’interrogatoire, et le nom, l’âge, l’adresse, les pseudonymes, les tatouages et les affiliations à tel ou tel gang de l’individu interpellé. On y trouvait aussi une partie réservée aux commentaires de l’officier de police, qui servait surtout à noter toute autre observation digne d’intérêt sur l’interpellé. » (p. 61)

14 août 2015

Notes de lecture : S’assurer que le fichier audio soit sauvegardé

Lu aussi dans le polar Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :


« Il mit fin à l’enregistrement et le sauvegarda. Puis, étant de ceux qui ne font pas confiance à la technologie moderne, il fit quelque chose de rare : il se servit de l’e-mail de son portable pour envoyer le fichier audio à son coéquipier, juste au cas où. Juste au cas où son portable tomberait en panne, juste au cas où le fichier serait corrompu, ou si jamais il laissait tomber son téléphone dans la cuvette des toilettes. Il ne voulait qu’une chose : que l’histoire de Banks soit sauvegardée. » (p. 344)

3 juill. 2015

Hors série : Zébrures écarlates - Un polar archivistique


La première aventure d’un détective archiviste québécois à la recherche d’un précieux document disparu en 1954 de l’Arxiu de la Corona d’Aragó, à Barcelona, sera publiée l’automne prochain. Il est possible d’en connaître davantage en consultant ou en vous abonnant au blogue http://michelroberge.blogspot.ca/ ou en aimant la page Facebook https://www.facebook.com/pages/Michel-Roberge/828627333871776 qui sont consacrés à cette fiction de plus de 400 pages dont l'action se déroule au Québec, En Catalunya et en France. 

26 juin 2015

Notes de lecture : le changement apporté par la numérisation des livres de meurtres

Lu aussi dans le polar Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :

« Les trois années précédentes avaient vu le Death Squad numériser les anciens livres de meurtre conservés aux Archives, créant ainsi une énorme base de données aisément accessibles et permettant d’établir des comparaisons dans des affaires non résolues. Suspects, témoins, armes, lieux, éléments de langage, en bloc et en détail, tous les éléments d’enquêtes et d’analyses de scènes de crime ne cessaient d’être brassées par l’ordinateur IBM gros comme une cabine téléphonique de l’unité. Ainsi était née une manière entièrement nouvelle d’aborder les cold cases » (p. 135)

19 juin 2015

Notes de lecture : un document papier pour vivre avec


Lu aussi dans le polar Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :


« Il porta tout cela sur une feuille de papier vierge plutôt que sur un écran d’ordinateur comme les trois quarts de ses collègues l’auraient fait. Il était inflexible dans ses habitudes et c’était un document papier qu’il voulait. Quelque chose qu’il puisse tenir dans sa main, étudier, plier et transporter dans sa poche. Ce qu’il voulait, c’était vivre avec » (p. 68)

12 juin 2015

Notes de lecture : la boîte de classement des procès-verbaux

Lu dans le polar Michael Connelly mettant en vedette l’inspecteur Harry Bosch (Dans la ville en feu – Paris : Calmann-Lévy, 2015) :


« Gant se contenta de hocher la tête et se tourna vers une pile de dossiers posés au bord de son bureau. Tout à côté se trouvait une petite boîte noire étiquetée Rolling Sixties, 1991-1994. Bosh y reconnut une de celles où l’on rangeait jadis les procès-verbaux d’interpellation. C’était avant que le service commence à utiliser des ordinateurs pour enregistrer les renseignements. » (p. 53)

5 juin 2015

Note de lecture : Une ambition assouvie, maîtriser le fonctionnement d’un numériseur



Lu aussi dans Barcelona ! (Grégoire Polet. - Paris: Gallimard, 2015)

« - Bonjour mon neveu. Et comment ça va au Diari?

- Admirablement, tio, je me sens d’une utilité stupéfiante. On m’a confié la numérisation des archives. Magnifique. Mon ambition est assouvie. J’ai appris comment fonctionne un scanner. » (p. 126)

29 mai 2015

Note de lecture : Des piles de livres comme une architecture de Gaudí

Lu aussi dans Barcelona ! (Grégoire Polet. - Paris: Gallimard, 2015) :

« Gavilán, le libraire chauve avec des sourcils de grand duc, seul comme d’habitude, seul comme il aime être, observe sa cigarette en équilibre sur le cendrier, et qui commence à vaciller, à mesure que le bout se consume, seul, lentement, et diminue le poids d’un des deux côtés, en le transformant en cendre légère et grise.
[…]

Autour de lui, sa librairie. Comme le vieux cadre autour d’un portrait. Petite bouquinerie, livres anciens et d’occasion, grimpant aux murs comme du lierre, formant sur les tables des piles irrégulières et obliques comme une architecture de Gaudí. » (p. 121)

22 mai 2015

Notes de lecture : Une bibliothèque dans un ancien hôpital à Barcelona

Lu dans Barcelona ! (Grégoire Polet. - Paris: Gallimard, 2015) :

« Ainsi l’hôpital de la Sainte-Croix fut transportée dans les nouveaux édifices de l’hôpital Saint-Paul. Et la triple nef en U sous arcs gothiques fut nettoyée, rénovée et réaffectée, pour devenir orgueilleusement la bibliothèque nationale de Catalogne, faite pour défier Madrid. Dans le patio, la sainte croix est encore là, de marbre sur sa colonne torse. Et, à la rampe de l’escalier d’accès, Saint Roch, patron des médecins, ou peut-être des malades, montre encore sa plaie de granit. À l’intérieur, les lits de mourants ont cédé la place à des tables de lecture et les étagères de potions à des étagères d’ouvrages de référence, non moins méthodiquement classés, à l’usage d’une caste de savants qui jouissent sans bruit de tout ce passé qu’ils connaissent, d’un peuple d’étudiants qui n’en n’ont rien à faire et qui souvent l’ignorent, et d’un petit nombre de vieillards sales et malodorants qui ont mérité le nom de rats de bibliothèque. » (pp. 43-44)

Que de bons souvenirs en lisant cet extrait d’une visite, au cours des années 90, en compagnie de la directrice de la Biblioteca de Catalunya qui m’avait fait découvrir cet édifice à la fois moyenâgeux et moderne. Merci Vinyet.

24 avr. 2015

Hors-série – Le papyrus de César


Le 36e album d’Astérix s’intitulera « Le papyrus de César » et sera disponible en octobre 2015. L'album sera l'œuvre du scénariste Jean-Yves Ferri et du dessinateur Didier Conrad, le duo qui signe la série depuis Astérix chez les Pictes. L’histoire se déroulera en Gaule et traitera, dit-on, d’un sujet caractéristique de notre société moderne. À suivre.

6 mars 2015

Notes de lecture : Inondés de documents de toutes sortes

Lu aussi dans Le Bourreau de Gaudí, un polar de Aro Sáinz de la Maza qui se déroule à Barcelona (Arles : Actes sud, 2014) :

«  - […] Je vous appelle juste pour vous demander un service. J’ai besoin que vous meniez une recherche dans les archives des mineurs, vers la fin des années 1980. […] C’est très urgent, Madame Conte. Pensez-vous pouvoir faire ça pour moi?
- Absolument, inspecteur Malart, dit avec aplomb la secrétaire de la juge. Le seul problème va être de trouver les dossiers d’instruction.
- Expliquez-vous.
-Eh bien, il y a vingt ans on n’avait pas d’ordinateurs comme aujourd’hui et la plupart de ces archives n’ont pas encore été enregistrées sur un support informatique. Avec notre déménagement dans les locaux de la nouvelle Cité de la justice, je crains que les dossiers ne soient restés entassés n’importe où. Vous avez bien vu que nous sommes inondés de documents de toutes sortes.
- Malédiction, madame Conte, il est d’une importance cruciale que vous retrouviez ces documents.
- Mais je vais le faire, n’en doutez-pas, assura-t-elle. Mais ça va me prendre du temps, voilà tout.
- Et c’est juste ce que nous n’avons pas : du temps.

- Mettez-vous à ma place, ils peuvent se trouver sous une pile d’autres dossiers, mal classés ou égarés parmi des milliers de cas, et moi… » (p.548)

27 févr. 2015

Notes de lecture – Un bureau de juge encombré de papier

Lu dans Le Bourreau de Gaudí, un polar de Aro Sáinz de la Maza qui se déroule à Barcelona (Arles : Actes sud, 2014) :

« Après avoir demandé à la réception où se trouvait le bureau de la juge, longé d'interminables couloirs, abandonné le livre sur un présentoir vide et monté puis descendu plusieurs volées d’escalier, il pénétra dans la salle où Alba Conte, la secrétaire de Susana Cabot, dissimulée derrière des montagnes de papiers et de dossiers de couleurs différentes, le reçut d'un air revêche.
- Vous avez quarante minutes de retard et Mme la juge est très occupée, lui reprocha-t-elle. Immédiatement après, comme si cela lui demandait un effort considérable, elle se redressa, dirigea son regard vers une pièce contiguë et dit : Suivez-moi, elle vous attend.
Milo la suivit docilement. La femme frappa à la porte et l'ouvrit.
- Madame la juge, l'inspecteur Malart vient d'arriver.
Susana était au téléphone et fit signe à Milo d'entrer et de s’asseoir. Il préféra fureter du regard à travers le bureau flambant neuf.

Sobre et fonctionnel, il était constitué de deux espaces distincts. D'un côté, une table rectangulaire croulait sous des tas de documents, très similaires à ceux qu'il avait aperçus dans l'antichambre, la plupart jaunis par le temps, attachés avec des sangles et contenant des chemises de couleur. Au-dessous, par terre, d'autres dossiers s'accumulaient, couverts d'une fine pellicule de poussière. De l'autre côté, se dressait une grande bibliothèque bourrée de livres de droit, qui s'arrêtait juste avant d'atteindre le mur pour laisser place à un énorme ficus. Et, placée en diagonale, près de trois petites ouvertures verticales, on pouvait apercevoir le bureau de la juge : vide de dossiers et de documents, il y avait juste le téléphone et un cadre en argent près de la lampe. » (pp. 33-34)

13 févr. 2015

Notes de lecture – Une bibliothèque pour favoriser le progrès des prisonniers

Lu aussi dans Dark Secrets 2 – Le disciple (Hjorth & Rosenfeldt. – Gennevilliers, Éditions Prisma, 2014) :


« Pour un centre pénitentiaire de cette taille, Lôvhaga disposait d'une Bibliothèque plutôt grande. Il y avait sans doute plusieurs raisons à cela. La durée moyenne des peines, plutôt longue. L'horreur des crimes commis. L’idée qu'il fallait stimuler le développement intellectuel des prisonniers pour favoriser leurs progrès. La croyance selon laquelle les livres et la connaissance les transformeraient en hommes meilleurs. Plus la bibliothèque était fournie, plus grand était le nombre de détenus que la direction pouvait se targuer d'éduquer, ce qui améliorait du même coup la notation l'établissement. La logique était banale : la richesse de la bibliothèque supposait une direction compétente et active.

[…]

Le catalogue de la bibliothèque était composé d'essais et de romans, mail il fallait bien chercher pour trouver une perle. » (p. 355)

6 févr. 2015

Notes de lecture : Un système d’archivage pas encore au point

Lu dans Dark Secrets 2 – Le disciple (Hjorth & Rosenfeldt. – Gennevilliers, Éditions Prisma, 2014).

« Il avait d’abord pensé à tout classer dans l’ordre chronologique et à consacrer une pochette transparente à chaque jour, mais il avait finalement décidé de les classer par journal, afin de rendre accessible le fil des événements selon le point de vue de chaque publication. Mais quelque chose manquait toujours. Quelque chose clochait. La nuit, il reclassait les coupures de presse, cette fois selon la taille. D’abord les pages entières, puis les trois quarts de page et ainsi de suite. Il fut agréablement surpris de constater qu’aucun article ne faisait moins d’un quart de page.
[…]

Il était satisfait du nouveau système, cela lui convenait mieux. Il referma donc la chemise et se leva. Elle était de plus en plus épaisse. » (pp. 330-331)