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25 oct. 2013

Hors-série - Mama : quand l’horreur fait une incursion dans les archives


Après avoir visionné cette bande annonce de Mama, un film d’épouvante hispano-canadien réalisé par Andrés Muschietti et sorti en salle en mai 2013, qui aurait pu imaginer que le scénariste y fait apparaître une archiviste et des magasins d’archives ?

Merci à Émilie Philibert, archiviste à la Communauté d’agglomération Bourges Plus pour avoir attiré mon attention.

Michel Roberge

21 août 2013

781 - On est tous des Joseph K. : la protection des renseignements personnels avant Internet

Lu sur le site Web de l’Office national du film du Canada (ONF) sous la plume de Hugues Bélanger :

« Bien avant qu’éclate le scandale de la surveillance électronique systématique de citoyens américains innocents par une agence de renseignement, une histoire mise au jour par le désormais célèbre Edward Snowden, le cinéaste Gilles Blais signait (en 1991) pour l’ONF une œuvre de fiction puissante dans sa forme, troublante dans ses pronostics sur la société gouvernée par Big Brother.

Oui, ça fait un peu drôle de regarder un film comme Joseph K. – l’homme numéroté, sachant qu’il a été réalisé il y a plus de 20 ans, soit bien avant l’utilisation massive d’internet et l’apparition des réseaux sociaux.

Joseph K., c’est un vendeur dans la quarantaine qui est en attente d’une promotion importante dans une boutique de vêtements. Convaincu que son entrevue s’est bien déroulée, il attend patiemment que le verdict tombe. Or, pendant ce temps, une batterie de spécialistes issus de diverses branches s’efforcent de reconstituer son passé (et son présent) à partir des multiples traces qu’il a laissées : transactions avec sa carte de crédit, appels téléphoniques, visites à l’hôpital, jusqu’à son relevé d’ouvrages empruntés à la bibliothèque qui est passé au peigne fin.

Un film qui n’a pas perdu de sa pertinence, c’est le cas de le dire. » 


Bon visionnement.



Michel Roberge

28 mai 2013

Hors série : Des images animées et en couleurs de Londres en 1926

Voici une vidéo de très haute qualité mise en ligne par le British Film Institute, tiré de la collection The Open Road, qui présente des images de Londres filmées en couleur en 1926 par le cinéaste Claude Friese-Greene grâce à un procédé appelé Biocolour :


15 mai 2013

Hors série - L'archiviste de l'Atlantide


Je vous invite à visionner cet extrait de L'Atlantide, un film muet français réalisé en 1921 par Jacques Feyder d’après le roman éponyme de l’écrivain français Pierre Benoit :

Deux militaires français égarés dans le désert rencontreront bientôt Antinéa, la reine fatale du royaume perdu de l'Atlantide. L'archiviste du palais les met au courant de l'histoire du royaume et du sort qui leur est réservé. Cet archiviste en fait est également bibliothécaire, professeur d'histoire, trieur de courrier et responsable de l'état civil (avec une spécialisation très particulière).



Michel Roberge

18 sept. 2012

Hors série - Le premier film en couleur connu daterait de 1901

Vu sur le site Web de l’Express :

« une découverte de taille, une partie de l'histoire du cinéma pourrait être réécrite. Dénichés dans les archives du Musée national des Medias de Bradford, 8 courts métrages couleurs datant de 1901 ont été restaurés par les techniciens du musée » […] « bien avant l'apparition du kinémacolor et du technicolor ». :



Michel Roberge

20 janv. 2012

506 - Rigueur et désorganisation organisée

À la suite de la sortie du film J. Edgard réalisé par Clint Eastwood, je vous invite à lire le billet de Vincent Berdot intitulé J.E. Hoover, archiviste très spécial. Il cite le journal Le Monde Magazine qui décrit les pratiques archivistiques de l’ex-grand patron du FBI qui avait mis au point « un classement kafkaïen, mystérieux et inintelligible, volontairement labyrinthique, dans lequel il était le seul à se retrouver » pour l’organisation et la conservation des enregistrements, des écoutes, des enquêtes ou des empreintes digitales. Comme on le dit souvent, « l’information est un outil de pouvoir » et Hoover l’avait compris. De plus, celui-ci avait pris toutes les mesures pour que l’ensemble de cette documentation soit détruite à sa mort. Et Vincent Berdot de conclure que « … quand bien même elle aurait survécu, elle serait restée illisible et insondable sans l’archiviste en chef, John Edgar Hoover lui-même ».

Et comme toute médaille a son revers, le journal Le Monde rappelle que celui qui, pour des raisons évidentes, n’appliquait aucune des bonnes pratiques du métier, avait un souci de la normalisation du format des documents : « Lettres et mémos devaient être rédigés de manière uniforme, dans un respect des marges et des interlignes fixés au millimètre ». Un bel exemple de rigueur de la désorganisation et de la forme!

Michel Roberge

2 févr. 2011

378 - L’âge de la stupidité

Si la protection de l’environnement vous intéresse, j’attire votre attention sur ce documentaire britannique disponible sur DVD que j’ai visionné au cours du week-end dernier, The Age of Stupid (2009 – 1 h 29) réalisé par Franny Armstrong et mettant en vedette l’acteur Pete Postlethwaite, dans le rôle d’un vieil archiviste qui vit dans le monde dévasté en 2055. Dans une tour où ont été stockés des pans de la mémoire mondiale, il regarde des films d’archives datant de 2008 qu’il a rassemblés et s’interroge à savoir pourquoi les humains n'ont rien fait pour stopper le changement climatique dont voici un avant-goût :



Les archives au service de l’écologie : une critique de la politique énergétique britannique qui pourrait aussi s’appliquer à d’autres pays de l’hémisphère nord de la planète.

Michel Roberge