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20 oct. 2014

952 - Des nouvelles du Coffre-fort virtuel de la Ville de Québec

Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas entendu parle du Coffre-fort virtuel de la Ville de Québec. J’en avais personnellement parlé en mai-juin 2013 en soulevant des doutes sur son utilité (entendre « une réponse à des besoins » - mais lesquels ?) :


Un article récent de Yves Boisvert, dans le journal La Presse, intitulé « Un coffre à l’ombre de Clotaire » fait le point le plus récent sur ce projet mort-né d’une solution technologique déjà dépassée au moment de son lancement en grande pompe et qui n’intéresse toujours pas plus de 800 citoyens. Une belle illustration de décisions politiques irrationnelles qui reposent sur un écran de fumée habilement déployé par certains promoteurs de solutions technologiques qui promettent la lune et qui sont parfois aux antipodes des besoins.

Et ce danger plane également sur des organisations en quête d’outils informatiques pour la gestion intégrée de leurs documents d’activités en format papier et technologiques. Un accompagnement professionnel neutre s’impose afin de faire un choix éclairé et pérenne.

Quant au coffre-fort de la Ville de Québec, il a de fortes chances de demeurer virtuel, comme son nom l’indique.

Michel Roberge

21 mai 2014

À visionner : Archivage électronique, records management et tiers de confiance


Une conférence présentée dans le cadre de Documation, Paris, 2014 :

L'élaboration d'un SAE - système d'archivage électronique -- répond aux besoins de confiance et de sécurisation dans le temps de ses données. Quel apport du Records management ? Quelle complémentarité entre archives traditionnelles et archives numériques ? Panorama des tiers de confiance.



Intervenants :
Jules Arnaud : Orange | Directeur Gestion et conservation de l'information
Thomas Michel : Indépendant | Consultant
Banat-Berger Françoise : SIAF - Service Interministériel des Archives de France | Sous-directrice à la
politique interministérielle et territoriale pour les archives traditionnelles et numériques
Borghesi Alain : FNTC - Fédération nationale des tiers de Confiance | Vice-Président
Fuzeau Pierre (Président de séance) : Président de la Commission Nationale Information et
documentation (CN46) à l'AFNOR Diplômé de l'EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

8 mai 2014

905 - Cédéroms, dévédés et blu-ray : des supports d’information déjà en voie de disparition…

Au cours des dernières années, les documents d’activité en format technologiques (fichiers informatiques, documents numérisés…) ont été avantageusement stockés sur des cédéroms, puis, plus massivement, sur des dévédés et plus récemment sur des blu-ray.

Or l’utilisation de ces supports ont été rendus possible parce qu’ils avaient été spécifiquement créés pour les besoins de l’industrie de la musique et celle du cinéma.

L’infonuagique et les coffres-forts numériques alliés avec la baisse des ventes de l’industrie du divertissement (disponibilité de plateforme de téléchargement ou de visionnement à la demande) risque de transformer en artéfacts de musée ces formats de stockage d’information, comme le furent, il n’y a pas si longtemps, les disquettes, les disques ZIP, les cassettes sonores et vidéos…


Michel Roberge

18 févr. 2014

871 - Infographie - Coffres-forts numériques : attentes des entreprises et administrations françaises

Je vous invite à consulter cette infographie (cliquer ici pour visualiser le document dans son ensemble) qui fait la synthèse d’une étude menée par MARKESS intitulée "Référentielde Pratiques : Solutions de coffre-fort numérique : attentes des entreprises et administrations - France, 2013-2015" menée auprès de 130 organisations françaises. 

Vous y remarquerez des préoccupations pour la conservation en espace sécurisé de « contenus numériques de façon à en garantir l’intégrité dans le temps » qui, selon MARKESS, devraient croître d’ici 2015.


Michel Roberge

29 janv. 2014

861 – Un coffre-fort numérique… pour classer quelques factures ?


Un geek des technos vulgarise l’archivage et le contenu technologique d’un coffre-fort numérique pour monsieur/madame tout le monde : un « classement virtuel [pour les] factures d’eau, d’électricité, de téléphone ».

Reste à savoir s’il y a vraiment un tel besoin…

Michel Roberge

7 oct. 2013

804 - De l’utilisation potentielle d’un coffre-fort numérique organisationnel

Selon l'étude de MARKESS International dédiée aux solutions de coffre-fort numérique qu’il est possible de télécharger en cliquant sur ce lien, l’utilisation d’un coffre-fort numérique pour la conservation de certains documents ayant une valeur économique ou juridique comme les factures électroniques, les contrats, les bons de commande, les bons de livraison ou les bulletins de paie numérisés devrait croître de façon assez soutenue d’ici 2015 : « Au-delà de ses qualités intrinsèques relevant davantage de l’archivage, le coffre-fort numérique commence également à être vu comme un service à valeur ajoutée que les entreprises peuvent offrir à leurs différents partenaires afin d’améliorer leurs relations ». Voir les résultats du sondage publié sur le site Web de l’entreprise.

Sans compter que certaines administrations publiques se proposent d’offrir à leurs citoyens la disponibilité d’un espace numérique sécuritaire. Encore faut-il que le besoin d’un tel service soit bien réel. À Québec, par exemple, à peine 800 citoyens ont manifesté leur intérêt envers un tel coffre-fort numérique proposé par l’administration municipale.

Toujours selon Markess International, un certain nombre de décideurs du secteur public interrogés en 2013 sur les principales raisons d’un recours potentiel à des coffres-forts numériques se répartissent comme suit :

  • 68% Prolonger logiquement le transfert de support
  • 60% Fiabiliser la conservation des documents et réduite le volume de papier
  • 56% Conserver à long terme des documents et des données
  • 44% Se mettre en conformité avec le contexte légal/réglementaire
  • 36% Répondre à une demande interne
  • 32% Diminuer les coûts d’archivage et Optimiser l’accès aux documents.


Plutôt étonnant de constater que l’une des caractéristiques mêmes des documents technologiques étant de favoriser le partage de l’information pour une utilisation efficace et efficiente se classe qu’au bas de l’échelle !


Michel Roberge

1 juill. 2013

Rythme estival et veille thématique sur la gestion de l'information portée sur tout type de support

À compter de cette semaine et pour la période des vacances d’été (juillet-août), mes billets ne seront publiés que deux fois par semaine, soit le mardi et le jeudi. Je reprendrai le rythme habituel à compter du 2 septembre.

Je vous invite toutefois à vous abonner à certains journaux de veille thématique, dont certains que j’administre et qui portent sur différents aspects du métier :



Scoop-it! – périodicité variable
(Pour vous abonner, cliquer sur le bouton « Follow » du journal qui vous intéresse : un courriel vous sera acheminé lors de la publication de chaque nouvelle édition. Vous pouvez vous désabonner en tour temps en cliquant sur le bouton « Unfollow »)

Veille sur la conservation d’information numérique dans des espaces sécurisés (Michel Roberge).

Veille sur tous les aspects métiers, les processus et les outils de gestion intégrée des documents d’activité sur papier et technologiques (Michel Roberge).

Veille sur tous les aspects métiers et la gestion de la documentation sous forme numérique (Marc-Olivier Laprise).

Veille sur tous les aspects relatifs à la gestion et à la protection des renseignements personnels dans les organisations et sur le Web (Michel Roberge).



Paper.li – publication quotidienne
(Pour vous abonner, cliquer sur le bouton « S’abonner » du journal qui vous intéresse : un courriel vous sera acheminé lors de la publication de chaque nouvelle édition. Vous pouvez vous désabonner en tour temps en cliquant sur le bouton « Se désabonner »)

Veille sur tous les aspects métiers, les processus et les outils de gestion des documents d’activité (Michel Roberge).

Veille sur tous les aspects de la gouvernance de l’information (Jean-Pascal Perrein)

Veille sur tous les aspects métiers, les processus et les outils de gestion des archives (Anne-Marie Bruleaux).

Ces liens, et d’autres qui s’ajouteront bientôt sont aussi accessibles sous la bannière.

Bon été et bonnes lectures.



Michel Roberge

9 juin 2013

758 - Valeur probante des documents numérisés dans le coffre-fort virtuel de la Ville de Québec

Dans le bulletin municipal Ma ville (Ville de Québec) de juin 2013, page 5, on peut lire cette affirmation bien en évidence dans le coin supérieur droit de la page qui me tracasse en tant que spécialiste de la gestion documentaire.




Cette affirmation apparaît aussi sur le site Web de la ville; il y en est aussi question à la page 4 du guide Accès et utilisation des services ebee sur le site Web de la firme Asentri ainsi qu’à la page 10 : « Vous pouvez ajouter des documents à votre coffre-fort. Les documents ajoutés au coffre-fort peuvent être signés et avoir une valeur légale) :


Considérant les exigences de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information, loi québécoise, il me semble que ce raccourci assurant les citoyens que le simple fait de déposer dans ledit coffre-fort des documents qu’ils auront eux-mêmes numérisés, horodatés, marqués d’une empreinte cryptée et signés numériquement en fera des documents non contestables d’un point de vue légal, le document original sur papier ayant été détruit ou perdu.

Ce qui m’inquiète (ai-je tort ?), c’est la teneur de l’article 17 de la loi qui se lit ainsi :

« L'information d'un document qui doit être conservé pour constituer une preuve, qu'il s'agisse d'un original ou d'une copie, peut faire l'objet d'un transfert vers un support faisant appel à une technologie différente.

Toutefois, […]  pour que le document source [sur papier, par exemple] puisse être détruit et remplacé par le document qui résulte du transfert [fichier PDF, par exemple] tout en conservant sa valeur juridique, le transfert doit être documenté de sorte qu'il puisse être démontré, au besoin, que le document résultant du transfert [fichier PDF] comporte la même information que le document source [sur papier] et que son intégrité est assurée [par les mesures de sécurité appliquées dans le coffre-fort].

La documentation comporte au moins la mention du format d'origine du document dont l'information fait l'objet du transfert, du procédé de transfert utilisé ainsi que des garanties qu'il est censé offrir, selon les indications fournies avec le produit, quant à la préservation de l'intégrité, tant du document devant être transféré, s'il n'est pas détruit, que du document résultant du transfert.

La documentation, y compris celle relative à tout transfert antérieur, est conservée durant tout le cycle de vie du document résultant du transfert. La documentation peut être jointe, directement ou par référence, soit au document résultant du transfert, soit à ses éléments structurants ou à son support. »


Si cette exigence légale s’applique dans le cas des entreprises ou des organismes publics qui numérisent leurs documents en format papier qu’ils décident de détruire en respectant les règles énoncées par la loi, ne s’applique-t-elle pas aussi pour les citoyens utilisateurs du coffre-fort ?

Si cette exigence s’applique aussi aux individus, pourquoi n’en fait-on pas mention dans la documentation, dans le contrat d’utilisation…?

Si devant un tribunal la valeur juridique de l’image numérique produite par le citoyen (ou l’impression sur papier de cette image) est contestée par la partie adverse et qu’aucune documentation du processus de transfert n’est disponible, qui prendra la défense du citoyen?

Il y a une semaine, j’ai posé entre autres cette question au personnel de la firme Asentri, partenaire de la ville de Québec dans ce projet pilote qu’on qualifie aussi de vitrine technologique. J’attends toujours la réponse. Je la publierai dès que je l’aurai reçue.

Michel Roberge

31 mai 2013

750 – Le coffre-fort virtuel de la Ville de Québec… éventuellement (2)

Les bureaux de Solutions Asentri inc étant logés à deux coins de rue de ceux de mon Arrondissement (voir billet 749), j’y étais cinq minutes plus tard. À une adresse de prestige mais dans un local dénudé à l'aménagement plutôt rudimentaire (on est dans un projet-pilote, éventuellement…), quelques postes informatiques où s’affairaient des spécialistes TI. Une table ronde au milieu de la grande pièce. Probablement aussi quelques bureaux fermés.

J’ai été très bien accueilli par un des techniciens (son accent trahissait ses origines « hexagoniennes »), un peu étonnés de la visite d’un premier citoyen client potentiel en ce début de matinée. Comme mes questions étaient d’ordre plus juridique que technique, un de ses collègue s’est joint à nous et un deuxième s’est chargé de prendre en note mes interrogations et m’a promis une réponse… qui viendrait, si j’ai bien compris, de la France.

Voici donc les questions pour lesquelles je n’avais pas eu de réponse à la Ville :
  • Sur le site Web d’Asentri, on m’informe que je ferai affaire avec une « entreprise franco-québécoise » : qui sont les propriétaires d'Asentri (partie française et partie québécoise ?
  • Comme les documents sont stockés sur des serveurs dans un « bunker » en France (aucune mention sur les sites web ni dans le contrat de services), en cas de litige, comment les lois canadiennes et québécoises vont pouvoir s'appliquer ?
  •  À la Ville, on m’a expliqué que c’est le citoyen qui doit numériser par ses propres moyens les documents qu’il veut déposer dans le coffre-fort, images numériques qui seront, au moment du dépôt, assortis d’une signature numérique grâce au certificat inclus dans la carte à puce du citoyen. Comme cette démarche ne répond pas aux exigences de l’article 17 de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information (loi québécoise) qui mentionne que pour assurer la valeur probante des images numériques issues du transfert de support, le processus de numérisation doit être documenté, n’y a-t-il pas là un problème juridique potentiel ?
  • Comment se fait-il que ce soit la loi fédérale sur les renseignements personnels qui s'applique et non celle du Québec (Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé)?
  • En ce qui concerne la sécurité « à toute épreuve » du coffre-fort, si j’y dépose la liste de tous mes identifiants et de tous mes mots de passes (banque, Internet…) – document sensible s’il en est un -, comment puis-je être assuré d’un point de vue contractuel que cette information sera protégée et que si jamais il y avait une faille au système, quelle est la responsabilité d’Asentri, d’Almerys (fournisseur de la technologie) et ultimement d’Orange, le géant français des communications dont Almerys est une filiale?
  • Si Asentri fait faillite, qu'arrive-t-il de mes renseignements personnels et mes documents technologiques (aucune mention dans le contrat) ?
  • En cas de désabonnement, quelles sont les garanties que mes renseignements personnels et mes documents technologiques sont bel et bien détruits de façon permanente (est-il possible de les récupérer) ?

Mes questions ont été transmises aux services juridiques d’Asentri. Dès mon retour à la maison, j’avais une confirmation de leur réception, une confirmation que le traitement de ma demande était déjà en cours et qu’on me reviendrait « au plus vite », le mot « éventuellement » ne semblant heureusement  pas faire partie du vocabulaire des services de support.
 
À suivre.
 
Michel Roberge

749 – Le coffre-fort virtuel de la Ville de Québec… éventuellement (1)

Comme prévu, je me suis présenté ce matin à mon Arrondissement pour m’abonner à ce qu’il est convenu d’appeler un « projet-pilote » qui, à ce jour, ne semble intéresser qu’à peine 500 citoyens (sur une possibilité de 30 000) dont plusieurs ont annulés leurs rendez-vous à la suite de l’annonce d’une panne de système lundi et de la non disponibilité à partir d’appareils Macintosh,… à venir éventuellement… Un mot qu’on m’a servi à plusieurs reprises au cours de ma rencontre avec la gentille dame qui m’accueilli. En Passant, quoiqu’en dise le site Web de la Ville de Québec, le système ne fonctionne pas sur les tablettes électroniques, du moins c’est ce que m’a dit la dame,… éventuellement. Le lecteur de carte exige un port USB.

J’ai d’ailleurs failli annuler cette rencontre en prenant connaissance dans le journal Le Soleil de ce matin des états d’âme du maire Labeaume qui se donnerait « quelques jours de réflexion », le temps de décider des changements à apporter au projet-pilote […] Mettre le projet sur la glace? Changer les responsables en place à la Ville? Tout abandonner? » Admettez avec moi que ça déclenche aussi une réflexion pour le simple citoyen que je suis!

J’avais en main la copie du contrat que j’allais devoir signer dès ma première connexion au coffre-fort. Comme j’avais un certain nombre de questions sur certaines clauses, j’ai rapidement constaté que la pauvre dame n’était pas en mesure de me fournir les réponses, aucun représentant de la firme Asentri n’étant disponible sur place. Elle m’a par contre clairement expliqué le processus : j’allais devoir signer une autorisation permettant à l’entreprise de conserver les images des deux pièces d’identité requises, autorisation qui allait aussi être numérisée (la copie papier déchiqueté immédiatement après la numérisation), le tout stocké dans le coffre-fort… en France (Surprise Surprise! Ce détail important n’est mentionné nulle part : ni sur le site Web de la ville, ni sur celui de Asentri, ni dans  le Contrat d’ouverture d’une salle des coffres et de tiers de confiance [plutôt solennelle comme titre] dont j’ai déjà parlé dans un billet précédent) En adhérant à contrat, le citoyen accepte que ses documents soient stockés dans un autre pays. J’ai d’ailleurs suggéré qu’il serait certainement opportun qu’un représentant de l’entreprise qui offre le service soit disponible afin d’expliquer le contexte d’utilisation ainsi que les obligations de chacune des parties.

Pour ce qui est des services offerts, ils le seront éventuellement. Pour le moment, il n’est possible que de déposer dans le coffre-fort des documents numériques personnels qui auraient une valeur légale ou non et de les partager avec d’autres abonnés, peu nombreux comme on peut déjà le constater. Pour ce qui est du transactionnel, éventuellement… Quand ? Éventuellement : c’est un projet pilote. Et comme le maire l’a déclaré : « On est un cobaye avec l’argent du développement économique (entendre nos taxes). On est un cobaye pour faire en sorte qu’Orange vienne s’installer à Québec. La Ville est un laboratoire ». Définitivement, tous les astres s’étaient alignés ce matin pour que je réponde : « Je vais y repenser,… éventuellement  ». À ma demande, la fonctionnaire de l’Arrondissement m’a remis l’adresse de la firme Asentri après l’avoir recherchée pendant quelques minutes.

Et j’ai décidé de me rendre au 2875, boulevard Laurier – Delta I - bureau 220 (et non pas au 355, comme l’indique le tableau indicateur à l’entrée) pour en savoir davantage. 

Suite au billet 750.

Michel Roberge

22 mai 2013

737 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (4) : le contrat avec le fournisseur


Avant de me présenter à mon arrondissement pour qu’on me remette quincaillerie et instructions d’utilisation, je me suis tapé le Contrat d’ouverture d’une salle des coffres et de tiers de confiance. Un document juridique de 15 pages que les citoyens devront signer sur place. Dans cette réflexion sur ce nouveau service offert par la Ville de Québec, j’essaie de m’imaginer à la place du simple citoyen. Bonne chance à ceux et à celles qui n’en auront pas pris connaissance au préalable.


À l’article 2 (Définitions), on y apprend que « Chaque SALLE DES COFFRES contient au minimum deux coffres-forts : un COFFRE-FORT « PRIVÉ » et un COFFRE-FORT « PARTENAIRE ».

Le COFFRE-FORT « PRIVÉ » de L’UTILISATEUR contient deux espaces connexes :
  • un espace structuré comportant des données de type formulaire (relevés d’identité bancaires, adresse, numéros de téléphone, etc.) ;
  • un espace privé contenant des données de formats variés non partageables (images, textes, vidéo, etc.) pouvant être classées librement au gré de l’UTILISATEUR.

LE COFFRE-FORT « PARTENAIRE » est l’espace dédié, permettant à l’UTILISATEUR de transmettre les DONNÉES qu’il souhaite mettre à disposition d’un tiers et celles qu’il souhaite faire entrer dans son COFFRE FORT PRIVÉ. »

À l’article 4.1 (Conformité des services de TIERS DE CONFIANCE), j’ai été étonné qu’il ne soit pas fait mention de la Loi [québécoise] sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, le fournisseur étant une entreprise privée.

Les articles 4.2.1 et 4.2.2 indiquent que « L’UTILISATEUR est seul propriétaire des DONNÉES qu’il dépose dans sa SALLES (sic) DES  COFFRES et seul habilité à donner un quelconque ordre de traitement de celles-ci à Asentri. » De plus, « La Ville de Québec, pas plus que tout autre TIERS PARTENAIRE, n’aura accès à aucune des DONNÉES stockées dans la SALLE DES COFFRES d’un UTILISATEUR. »

À l’article suivant, « Asentri s’engage à assurer la plus stricte confidentialité concernant les DONNÉES déposées dans la SALLE DES COFFRES par l’UTILISATEUR ou par un tiers sur son ordre. Asentri s’engage, pour elle-même, ses préposés, et éventuellement ses sous-traitants, à ne pas prendre connaissance des DONNÉES de l’UTILISATEUR figurant dans sa SALLE DES COFFRES hormis les données administratives » (nom, prénom, adresse postale domicile, adresse courriel personnelle, n° de téléphone fixe, n° de téléphone cellulaire et n° d’adhérent).

On apprend à l’article 4.3 que le fournisseur « met à disposition de l’UTILISATEUR un service de signature numérique de haut niveau de sécurité et évolutif, rencontrant les critères de « signature électronique » au sens de la législation québécoise […] et le cas échéant, de la législation fédérale… » Comme il n’est pas fait mention d’aucun tarif, il faut conclure que ce service est gratuit.

À noter que l’espace de stockage gratuit est limité à 1 gigaoctet.

À lire attentivement les obligations du citoyen (article 5) et les responsabilités du fournisseur (article 9.2) où on apprend, entre autres, que celui-ci se charge de « dématérialiser, authentifier, horodater et stocker les DONNÉES qui lui sont confiées dans le respect de la plus stricte confidentialité et en qualité de « TIERS DE CONFIANCE » au sens de la Loi concernant le cadre juridique des technologies et de l’information. » Ce qui répond, entre autres, à une de mes interrogations dans mon billet 736.

Finalement, intéressante la section 8.3 qui traite du sort des données à la suite du décès du citoyen utilisateur.

Après la lecture de ce long document, j’ai bien hâte de connaître les commentaires de ceux et de celles qui en découvriront le contenu. Il faut espérer que les interlocuteurs de la ville fourniront toutes les explications requises et que l’engagement individuel est pris en toute connaissance de cause.

Si vous avez d’autres commentaires, faites-moi-les parvenir. Je me ferai un plaisir de les publier.

Michel Roberge

21 mai 2013

736 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (3) : la valeur probante des documents numérisés

En procédant à mon pré abonnement pour l’utilisation et l’évaluation du nouveau coffre-fort numérique de la Ville de Québec, j’ai tiqué en lisant les deux paragraphes suivants sur la page Vitrine technologique :

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Des mécanismes de sécurité élevés

Saviez-vous que des documents numérisés ont juridiquement la valeur d’une copie et non d’un original? Ils sont donc légalement contestables, à moins d’avoir été gardés dans un coffre-fort virtuel. C'est pourquoi la plateforme eBeeOffice met en œuvre des mécanismes de sécurité élevés (horodatage, empreinte cryptée, signature numérique, etc.), effectués par un tiers de confiance (Asentri).

Ces mécanismes sont définis en s'appuyant sur les cadres juridiques adéquats et permettent de préserver l’intégrité des documents et de leur conférer une valeur légale.
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J’essaie de me mettre à la place du simple citoyen qui ne doit ignorer les lois, mais qui n’est pas toujours en mesure de porter un jugement éclairé sur cet énoncé quelque peu « marketing ».

Si je comprends bien, on parle ici de documents numérisés, « scannés », de transfert de support depuis le papier vers un format numérique. S’il était question de documents natifs numériques, j’imagine qu’on parlerait de documents technologiques, numériques, électroniques, de fichiers informatiques, de courriels.

Comment des néophytes interprètent cet énoncé ? J’en ai interrogé quelques-uns. La majorité m’a dit que si on numérise un document (facture, contrat, bail…) pour en faire un fichier numérique et qu’on détruit le papier, les images numériques qui en résultent ne pourront être contestées en cours de justice parce qu’elles auront été gardées dans le coffre-fort virtuel de la ville.

Je ne suis pas juriste, mais il me semble que cette affirmation telle qu'énoncée ne répond pas aux exigences des articles 17 et suivants de la Loi sur le cadre juridique des technologies de l’information.

Un peu plus de précision sur ces questions de la valeur probante des documents numérisés serait plus rassurant. Il ne faut pas oublier que ce service s'adresse à de simples citoyens non spécialistes de la gestion documentaire. D'ailleurs, toujours selon la loi québécoise dont un des objets est d’assurer « l'équivalence fonctionnelle des documents et leur valeur juridique, quels que soient les supports des documents, ainsi que l'interchangeabilité des supports et des technologies qui les portent », il me semble qu’il faudrait nuancer le fait que « des documents numérisés ont juridiquement la valeur d’une copie et non d’un original ».

Mais bon, je suis peut-être trop exigeant ou dans l'erreur.

Dans un prochain billet, je commenterai le contrat que les citoyens doivent « signer » avec le fournisseur de la technologie.

Michel Roberge

20 mai 2013

735 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (2) : processus de préabonnement


Pour effectuer un préabonnement au projet pilote de coffre-fort  virtuel de la Ville de Québec (voir billet 731), il faut d’abord s’enregistrer sur le site Web de la ville. Cette démarche se fait en 5 étapes (cliquer sur les images pour les agrandir).

1. Créer un identifiant et un mot de passe à partir d’une adresse courriel :


2. En entrant dans l’espace d’enregistrement, des renseignements personnels sont exigés : nom, prénom, date de naissance, numéros de téléphone :


3. Il faut ensuite sélectionner son adresse civique à partir, par exemple, du code postal. Un menu déroulant permet de sélectionner l’information pertinente :


Les deux écrans suivants suivant permettent de modifier au besoin et valider l’adresse civique.
 

4. Le citoyen doit ensuite accepter deux autorisations relatives à la transmission par la ville au fournisseur de la solution technologique de ses coordonnées (nom, prénom, courriel, téléphones, date de naissance et adresse) et à leur conservation par la ville :
 


5. Enfin, il est obligatoire de prendre un rendez-vous avec le bureau d’arrondissement du citoyen afin d’obtenir « un service rapide et personnalisé », entendre se faire remettre le matériel (carte et lecteur de carte) et expliquer les fonctionnalités du système.



Un courriel est ensuite expédié au citoyen pour l’inciter à prendre un rendez-vous au bureau d’arrondissement.

Voilà pour la première étape. À suivre.

Michel Roberge

15 mai 2013

731 – Un coffre-fort numérique pour les citoyens de la Ville de Québec (1)


La Ville de Québec a conclu une entente de partenariat avec la firme Asentri pour tester la plateforme eBeeOffice qui permettra l’archivage et l’échange de documents numériques dans un environnement très sécuritaire à 30 000 citoyens dans le cadre d’un projet pilote de trois ans. Cette solution technologique permettra progressivement d’entrer en relation avec la Ville pour certains services et avec d’autres partenaires publics et privés. Comme l’indique le site Web de la ville, chaque utilisateur disposera des fonctionnalités suivantes d’un coffre personnel, d’un coffre partagé avec la Ville de Québec et de coffres créés au choix de l’utilisateur pour ses besoins d’échange avec d’autres partenaires.

La technologie offrira plusieurs fonctionnalités :

  • Envoi de fichiers 1 à 1, soit l’échange de documents entre abonnés mis en relation par les fonctionnalités d’annuaire et de gestion des contacts;
  • Disponibilité de la plateforme sur les tablettes électroniques;
  • Espace personnel et exclusif de stockage gratuit d’une capacité de 1 gigaoctet pour y déposer les documents numériques de votre choix (contrats, photos, relevés, etc.)
  • Sauvegarde des documents numériques sur un serveur sécurisé, ce qui met vos documents à l’abri des pannes, du vol ou des inondations;
  • Accès instantané, à tout moment, de n’importe où, à partir d’un accès Internet;
  • Préservation de l'intégrité des documents et donc de leur valeur juridique;
  • Développement progressif d'une zone d’échanges avec la Ville vous permettant de partager des documents administratifs et de les signer en ligne de façon sécuritaire et légale.

Le tout dans un environnement se sécurité élevée : horodatage, empreinte cryptée, signature numérique…

Je suis du nombre des 30 000 citoyens de Québec à avoir accepté l’invitation de participer au projet pilote. Je me suis inscrit (ouvert un compte internet) et j’ai rendez-vous le 31 mai à 8h30 au bureau de mon arrondissement pour récupérer la carte ACCÈS VQ et le lecteur. Je devrai présenter deux pièces d’identité avec photo. On me dit de prévoir 30 minutes pour qu’on m’informe sur les modalités d’utilisation du système.

Je vous reviens avec la suite le 31 mai.

Michel Roberge