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17 déc. 2014

964 - Comment créer une clé USB de survie ?



On trouve sur le site Web de protégez-vous.ca un article de Frédéric Perron qui explique « comment créer une clé USB regroupant les outils nécessaires pour remettre en état de fonctionner un ordinateur infecté [avec] un programme gratuit qui permet notamment d’installer et de faire fonctionner des logiciels de sécurité informatique sur une clé USB, vous ne serez pas pris au dépourvu si votre ordinateur ou celui d’un proche est infecté. »

3 sept. 2012

601 - Des clés USB et des disques durs évanouis dans la nature

Le 21 août 2012, sur le blogue du journal Le Monde, on apprend que les « plans de l'Elysée, du ministère de l'intérieur et de la préfecture de police de Paris » stockés sur des supports technologiques ont été volés à la gare de Lyon. Un entrepreneur « d'une des sociétés chargées d'installer des réseaux de fibre optique dans plusieurs bâtiments sensibles de Paris […] s'est fait dérober une sacoche contenant des clefs USB et des disques durs qu'il avait laissée dans sa voiture » pendant qu’il attendait à l’intérieur de la gare l’arrivée d’un proche.

Documents non cryptés et supports d’information probablement accessibles sans mots de passe. On peut imaginer le pire même si les autorités considèrent que « les documents (volés) ne relèvent pas de la catégorie des documents classifiés et les informations qu'ils contiennent ne mettent pas en péril la sécurité des sites concernés. » Et ce, bien qu’ils « représentent l'emplacement de toutes les pièces de ces trois bâtiments sensibles ».

Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une belle illustration de la nonchalance parfois généralisée dans le transport de documents technologiques, que leur contenu soit sensible ou non.

Michel Roberge

1 juin 2012

566 – Un enquêteur pas très techno…

Lu aussi dans Le secret Nelligan (Mario Hade, Les éditeurs réunis 2011, page 47) cette conversation entre les inspecteurs Bernard Auclair et Nancy Brouillard, personnages fictifs de la Sûreté du Québec :

« – Je peux numériser tous les documents et les transférer sur une clé USB. Ce serait beaucoup plus discret à transporter. J'ai le matériel nécessaire, mais il n'est pas très rapide. Par contre, j'ai une amie qui travaille dans le domaine de l'imprimerie. Elle a des outils professionnels pour effectuer le transfert rapide de toutes ces données. Je peux l'appeler si tu veux.

– Je suis un peu gêné de te l'avouer, mais je ne sais même pas ce qu'est une clé USB.

– C'est un disque dur externe pas plus gros qu'un briquet et sur lequel on peut loger beaucoup de dossiers. J'ai une clé de 8 GB. Tu peux mettre l'équivalent de douze gros bouquins. C'est suffisant pour nos besoins.

Appelle ton amie et, si elle ne nous charge pas trop cher, je m’occupe de la facture. Et c'est pour hier… »

Michel Roberge

2 juin 2010

271 – Longévité de l’information numérique

Un ouvrage à lire absolument pour quiconque est préoccupé par les questions relatives à la conservation à moyen et à long terme des documents technologiques. Une étude réalisée par Jean-Charles Hourcade, Franck Laloë et Erich Spitz sous l’égide de l’Académie des technologies et de l’Académie des sciences de l’Institut de France (EDP Science, 2010. – 106 pages).

On y constate qu’avec production croissante d’informations électroniques la durée de vie des supports technologiques « n’a jamais été aussi courte » pour leur conservation « sur des décennies ou un siècle ». Les auteurs affirment d’ailleurs que cette durée de vie est d’environ 5 à 10 ans, même moins la qualité de fabrication des supports. D’où la nécessaire mise en place d’un programme de « migration perpétuelle » de support en support.

Certaines données sur la durabilité des cédéroms et des dévédés font froid dans le dos et nous sensibilisent sur la distinction entre les capacités de stockage des supports technologiques grandissantes à des coûts de plus en plus bas et la pérennité des documents qui y sont sauvegardés.

Si la question « Les données que nous voulons garder vont-elles s’effacer? » vous intéresse…

Michel Roberge

8 janv. 2009

55 – Le poids des documents technologiques

Vous êtes-vous déjà demandé si une clef USB et un cédérom étaient plus lourds lorsqu’ils contenaient des données? La question m’a été posée dernièrement. À première vue, pour un néophyte, elle peut paraître sérieuse. Je me souvenais d’avoir lu quelque chose à ce sujet. Après quelques recherches, j’ai retrouvé dans les archives du journal Le Soleil de Québec (4 mai 2008, page 16) un article de Jean-François Cliche intitulé « Léger comme un électron ».

La réponse est évidemment non. Après avoir consulté un professeur du département de génie électrique de l’Université Laval, Dominic Grenier pour ne pas le nommer, l’explication suivante était fournie :

« Dans une clé USB […], l’information est stockée au niveau des transistors. […] Lorsque l’on transfère un fichier sur une clef USB […], il se produit essentiellement deux choses. D'abord, une partie métallique des transistors, que l’on nomme « grille flottante » parce qu’elle est normalement isolée du reste des matériaux qui ne conduisent pas l’électricité, cesse d’être « flottante », justement. La clef USB se sert en effet de l’énergie électrique que lui fournit l’ordinateur pour « brancher » ces grilles sur ses circuits électroniques.

« Dans un deuxième temps, ce branchement permettra à la clef de mémoire de donner une charge électrique à ces grilles, soit en y ajoutant des électrons (charge négative), soit en en retirant (charge positive).

« Lorsque la clef USB est retirée de l’ordinateur, les grilles redeviennent flottantes, c’est-à-dire qu’elles sont de nouveau isolées du reste par des matériaux non conducteurs et peuvent ainsi conserver leurs charges électriques.

« Et c’est justement sous cette forme que la clef garde l’information : selon le type de charge électrique (positive ou négative) qu’on lui faut porter, chaque transistor correspond à un 1 ou à un 0 du langage binaire – ce qui signifie, comme on s’en doute, qu’une clef USB contient un joyeux paquet de transistors microscopiques.

« Une fois l’information emmagasinée, certains transistors pèseront donc un peu plus lourd
[…] parce qu’on leur a ajouté quelques électrons supplémentaires. Mais ces électrons-là étaient déjà dans la clé USB, on les a simplement changés de place. »

Élémentaire et fort intéressant, mon cher Watson ! L’explication ne portait pas sur les cédéroms. Le fait de perforer la couche métallique d’un cédérom (CD-R) rendrait-il celui-ci plus léger lorsqu’il est plein de données? Il faudrait peut-être "creuser" la question?

Michel Roberge

15 déc. 2008

51 - Une clé USB peut coûter un emploi

(source, Journal de Québec, 10 décembre 2008)

Une assistante infirmière-chef d’un centre d’hébergement privé pour personnes âgées du Québec a oublié, au poste des infirmières, sa clé USB qui contenait des données confidentielles sur des patients de l’établissement où elle travaillait. Dans les jours qui ont suivi, elle a placé des affiches mentionnant qu’elle avait perdu sa clé USB et qu’il était très important pour elle de la retrouver, car elle en avait besoin pour son travail. Elle offrait même une récompense.

Quelques jours plus tard, un employé d’entretien a trouvé la clé et l’a remise à l’infirmière-chef. Intriguée par les affiches, celle-ci a décidé d’inspecter le contenu de la clé pour y découvrir, entre autres, une liste de noms de résidents avec leurs numéros d’assurance sociale ainsi qu’une liste de noms de répondants. La clé contenait également la consommation de médicaments des patients et un certain nombre de documents administratifs de l’établissement, dont un contrat d’embauche d’une directrice et une offre d’achat d’un autre centre.

La propriétaire de la clé USB a été congédiée. Elle a déposé un grief. Son syndicat a tenté, en vain, de faire invalider le congédiement en déclarant que la fouille de la clé était abusive et violait la Charte des droits et libertés. L’arbitre a énoncé qu’il était raisonnable de vouloir connaître son contenu, compte tenu du comportement intrigant de l’intimée, considérant qu’il était très préoccupant de retrouver sur la clé des documents très confidentiels.

Conclusion : les solutions avantageuses que nous offrent les technologies de l’information pour faire plus efficacement notre travail peuvent avoir des impacts non prévisibles si nous ne prenons pas tous les moyens pour nous sécuriser. Il existe maintenant des clés USB qui peuvent garder en mémoire les empreintes digitales de la ou des personnes (jusqu’à 10) qui ont le droit de se servir de la clé, le tout doublé d’un mot de passe individuel. Alors, pour éviter le trouble, pourquoi s’en passer?

Michel Roberge